‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 200 sur 362 · Cf. Africa, VIII, v. 7U sqq. et · texte numérisé non relu

Cf. Africa, VIII, v. 7U sqq. et

2. L'hostilité de Fabius contre son cher Scipion lui cause pourtant quelque souci, malgré les efforts qu'il fait, dans sa Vie de Scipion, pour l'expliquer d'une façon favorable à tous les deux; il finit par condamner Fabius comme ayant été un des envieux de l'Africain. V. les passages dans Le De Yiris ill.,p. 146.

ÇREPARATION DES RECHERCHES. 239

se fait jour encore dans cet amer rapprochement (XXVIII, 39) : Saguntini Italiam spectatum etmt, non spementes eam ut nos tri hodierni Pontifices et Pharisei (f. 255).

On sait toutefois que Pétrarque n'a pas poursuivi seulement, dans la lecture de Tite-Live, le plaisir littéraire, Témotion patriotique ou Tinstruction morale. Lisant Thistorien en historien, il s'est procuré le moyen de bien suivre Tenchaînement des faits et de se reconnaître aisément dans le récit. Il en a confronté sans cesse entre elles les diverses parties. Ces renvois sont nécessaires dans un texte où abondent les allusions à des événements déjà mentionnés, où des narrations se trouvent tronquées par Tordre des temps et reprises un peu plus loin, où les traits formant la biographie des personnages se trouvent disséminés un peu partout. Pétrarque, déjà guidé par les anciens sommaires et ceux qu*il y a ajoutés, a multiplié les renvois pour faciliter son étude \ Le point de vue biographique auquel il se plaçait dans ses propres ouvrages, l'a naturellement beaucoup retenu et il s'est efforcé de retrouver, dans la trame du récit historique, la suite de la vie d'un grand nombre do personnages ; travail délicat et

1. Les chapitres du ms. sont beaucoup plus longs que dans la division des éditions ; ne pouvant se contenter d'y renvoyer, P. se sert des incipit de paragraphes marqués par des lettres de couleur au milieu du texte, du nombre de colonnesavant ou après le passage du texte qu'il annote, de la numérotation des consuls et des dictateurs qui est faite en marge. Je citerai comme spécimen les renvois accumulés autour d'une seule phrase et qui montrent les systèmes les plus fréquemment employés :

F. 96', IV, 48 {Cum Appius Claudius^ nepos eiu^ qui decemuir... fueratj ... dicitur dixisse uetus se ac familiare consilium domo a /ferre): Huius palris est mentio caria rétro 3*, col. j* in medio. \ Vafrum consilium adolescentis. Cuius consilii origo esl supra l. 2» sub 27o consulatu. \ B. infra /. 6° c. Quanto magis^ circa médium. Le dernier renvoi se rapporte au f, 119', le précédent, au f. 65', le premier, enfin, à la première des quatre colonnes du f. 94 (IV, 36) ; l'usage de P. le veut ainsi, et il n'est pas sans utilité d'observer sa façon de compter les feuillets : qu'il renvoie à un passage antérieur ou postérieur, il compte toujours, dans le nombre des feuillets qu'il indique, celui où il fait son annotation. La même habitude a été remarquée dans les calculs d'années qu'on trouve dans ses lettres, où, suivant l'usage latin, il fait toujours entrer dans le total l'année dont il part (cf. Fracasselti, trad. des Fafn., t, I, p. 289).

méritoire, surtout en l'absence des index variés qui facilitent aujourd'hui les recherches de ce genre. Une courte scholie peut senir d'exemple de cette façon de travailler ; on la lit au bas du f. 312, où il est question du voyage de Flamininus* en Étolie, XXXV, 33 : Titi Quintii mitis et grauis oratio, et superba responsio Thoantis superbiorgue Damocriii prêtons Etholorum. \ Bic est ille Damocritiis qui non multo post ad fJeracleam captus a Romanis, ut infra libro proximo post médium, postmodum Rome, cum e carcere noctu fugiens ad ripam Tiberis peruenisset, assecutis eum custodibus, ibidem gladio se transfixit, ubi se decretum hoc daturum promiserat [allusion à sa réponse à Flamininus]. Bi sunt exitus superborum. Boc require libro gui seguentem seguitur, longe post médium § Damocritus^.

Il y a une partie de Tite-Live à laquelle Pétrarque a apporté une étude particulière et qu'il a traitée d'une façon très différente des autres. Indépendamment des notes habituelles, on y trouve au bas de chaque colonne un sommaire analytique d'une ou deux lignes, comportant quelques appréciations personnelles et permettant de retrouver avec une grande facilité, en même temps que l'ordre chronologique, les moindres détails du récit'. Ce travail commence avec la

1. Sur l'orthographe du nom, v. Le De Vins ill., p. 81, et Tr. delta fama, I, 7'i :

Tito Flaminio che con forza vince,

Ma assai più con pietate, il popol greco.

2. Ces renvois visent XXXVf, 24, et XXXVII,- 46. — Au f. 188, XXIÏ, 49, le texte donne le nombre des morts de Cdnines (Quadr a ginta milfa [sic] peditum, etc)., et P. met une note écrite en deux fois : Hic cesorum numerus ambiguë tradilus uidetur, sed accipio XL peditum et ij. dcc. équités legionarios fuisse, tantumdem uero ciuium aliorum et sotiorum. \ Iluic tamen coniecture obstnt quod est infra prope finem libri huius, antepenult. col. in principio. Le nombre des morts est fixé, en effet, dans le texte du discours de Torquatus, XXII, 60, à cinquante mille citoyens ou alliés.

3. Voici, comme exemple, ceux qu'on lit sous les quatre colonnes, 188' et 189:

1) Maharbalis consilium, Deo uolente, neglectum et negligentie grauis increpatio, — 2) Status rerum post Cannensem cladem et ad P. «Sctpionem adolescentem et Appium Claudium summa imperii delata. — Paula in Romanos mulier benefica priuatim, — 3) Scipionis in rébus

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