On reconnaît la réminiscence d'Horace
3. Cf. la page intitulée De somniïs, dans Rer. mem. IV, 4 (Op. 471). On peut remarquer le mot traclatus.
4. Rer. mem. IV, 7 {Op. 488, à propos du roi Deiotarus). Id. 484 : At ego iamdudum haec audiens stomacho et paulo minus rauresco (v., dans ce passage, l'indication non remarquée, je crois, que P. est allé au lac d'Albano).
5. Fam. IV, 15. Salutati voyait dans Valére-Maxime non /am excerpturem hisloriae, qnam moralium pracceptorem uberem, et ne le jugeait pas inférieur à Sénèque {Epistolario, éd. Novati, t. I, p. 10).
groupe littéraire de Pétrarque, il y a deux commentateurs de Valère-Maxime, Dionigio da Borgo S. Sepolcro etBenvenuto da Imola*; Pétrarque n'a pu connaître l'œuvre du second, qui a paru après sa mort; mais il est à noter qu'il ne fait aucune allusion au travail du premier.
L'énumération des sources historiques de Pétrarque appartenant à Tantiquité ne serait pas complète, si je n'indiquais encore les traductions de Josèphe et d'Eusèbe dont il sera question plus loin, et la compilation de Paul Orose, qu'il désigne dédaigneusement comme coaceruator et dont il fait usage sans faire cas*. D'un autre historien chrétien, Sulpice Sévère, il ne cite que la Vita S, Martini Turonensis^ . Mais il convient d'insister sur un recueil important que nous trouvons chez lui en double exemplaire et qui nous introduira une fois de plus dans les secrets de son travail.
S'il a beaucoup lu les écrivains de \ Histoire Auguste, ce n'est pas sans doute qu'il eut grande estime pour leur talent ; mais il leur savait gré, et non sans raison, de nous avoir conservé une précieuse page d'histoire. On peut le deviner aux emprunts qu'il leur fait, notamment dans deux lettres qui sont surtout des dissertations historiques, la lettre à Pierre Berçuire sur l'organisation des armées romaines comparée à celle des armées modernes, et le petit traité adressé à François de Carrare De repuhlica bene administrœida^ . Les extraits directs y sont assez nombreux. Pétrarque s'y montre remarquablement informé sur les actes et le caractère des empereurs, et il indique les divers auteurs de Y Histoire Auguste par leur nom, avec cette complaisance qu'il met à citer les écrivains peu connus de son temps.
La plus ancienne de ces deux compositions est de 1360,
1. Cf. Rossi-Casè, Di maestro B. da Imola, commentatore dantesco, Pergola, 1889, p. 147. L'auteur ne semble pas connaître le prédécesseur de Benvenuto Rambaldi, que celui-ci nomme Dionysius philosophus et astrologus, et qui n'est autre que l'ami de Pétrarque.
2. Fort employé pour la rédaction du De Viris. Cf. F^m. IIF, 1 ; XV, 9 ; et notre index.