ANNOTATION DU PLINE
notes successives : Audi^ superbe amens moriture ! et plus bas : Audi, qui te magnum aliquid extimas! (f. 53). Un exemple d'extrême sobriété (VII, 18) fait dire à Pétrarque ; Attende y qui diffidis posse ieiunare, et cet, (f. 56) ; les conseils d'hygiène .donnés sur la nourriture (XI, 117): Audite uos, epularwn multiplicium et salsamentorum studiosi (f. 96'), La sensualité de ses contemporains lui inspire d'autres remarques, dont celle-ci : Feminas Romanas uinum non bibere solitas, quod hodieque persobrie bibunt ; allé uero multe uinum non bibunt, sed ingurgitant {{, 110). Une anecdote de Pline (VIII, 64) lui fait écrire : Lege hic, in illicitam Veyierem quisquis nimium es preceps (f. 68). Il s'associe aux réflexions sur les domestiques devenus trop nombreux, dont leurs maîtres doivent se méfier et qui les volent (XXXIII, 6); il y marque un grand Nota et ajoute : Quam proprie et quam uerel (f. 241); on se rappelle, en effet, que de fois les plaintes contre la domesticité reviennent dans sa correspondance*. Son hostilité fameuse contre les médecins se manifeste en plusieurs endroits S par exemple lorsque Pline parle du verbiage qui avait envahi de son temps l'enseignement théorique de la médecine (XXXVI, 6) : Garrulitas amicorum meorum (f. 195)^ Il se plaît à noter les conseils d'un homme d'expérience avec qui il sympathise, d'ailleurs, dans un même respect du passé*; il applique à sa propre vie et à ses travaux les préceptes qu'il recueille d'une si docte bouche. Il apprend d'elle
1. Cf. Fam. IV, 8 ; V, 14 ; X, 2 ; XVI, 1 ; XXII, 12. Sen. IV, 4 , XIII, 7 : Turbam famulorum uelxU hostium fugio^ fugilurus omnes^ si liceret (Op. 921).
2. Dans XXIX, 26, le ms. porte : Nec omittam in hac quoque wanitate medicinam [sic] quippe prêter reliqua portentuosam. P. ne se doutant pas que le texte est tout autre (cf. Detlefsen, XXIX, 4, 81), est enchanté d*écrire: Audi quaiiter de his tractât (f. 220). V. citations de Pline sur les médecins dans Fam, V, 19, et Contra med., Op, 1090 et 1097.
3. Même page, il donne à l'histoire du rhéteur Asclépiade devenu médecin ce commentaire, dont l'intention est claire : Haud insulsior Asclepiades quam pictor ille Socraticus : non minus enim rethorica quam pictura uitia in aperto habet ; et aliquanto facilius est hominem credulum occiderCf quam bene uel pingere uel orare. Cf. Cochin, Baccace^ p. 138, et Op. 1089 : Socrates cum factum de pictor e medicum audisset...