V. plus haut, p. 131 eipassim
5. Ainsi dans Bem. I, 90 ; Vit. sol. II, 8, 3 (Op. 281). Le nom d'Aulu- Gelle peut fort bien être une addition postérieure de P. dans Fam. III, 18 et IV, 15. On le trouve dans Sen. VIII, 1, et sans cesse dans les Libri rerum memorandarum dont certaines parties tout au moins appartiennent à un âge déjà avancé de Fauteur (Gaspary, /. c, t. I, p. 375).
manuscrit anonyme, avant d'en découvrir un dont le titre plus complet lui ait indiqué l'auteur^? Pourrait-on croire à un scrupule de philologue plutôt que d'humaniste, le nom étant incertain (Agellius, A. Gellius)'^
Il a dû plus encore à Macrobe, qui a été pour lui, dans sa pénurie relative de documents, un guide précieux pour les usages romains, l'histoire, la mythologie, la littérature. Bien loin de ressentir pour cet auteur quelque chose du mépris d'Erasme et des humanistes du xvi^ siècle, il a mêlé parfois, à ses nombreuses citations, des expressions élogieuses, où perce la reconnaissance d'une curiosité souvent satisfaite : Haud quidem ignobilis auctor^, Non tantum licet expositor, sed scriptor egregius^. Il fait, en ce dernier passage, allusion au Commentaire sur le So7ige de Scipion, dont le manuscrit annoté par lui serait intéressant à retrouver.
D'autres compilateurs ont été connus de Pétrarque. Nonius Marcellus est cité par lui deux fois seulement, mais avec une précision qui suppose l'étude directe et établit, par conséquent, que Pétrarque connaissait Nonius bien avant que les humanistes florentins le découvrissent à nouveau*. Ilénumère au premier passage les auteurs dont la riche bibliographie lui a mis l'eau à la bouche pour des livres perdus : Prisciaiii grammatici hiuenilis lectio quoi mihi librornm
En dehors de cet ouvrage, les citations d'Aulu-Gelle sont fort rares ; je crois les avoir indiquées toutes, et plus complètement que Martin Hertz, éd. major, t. Il, Berlin, 1885, p. xliil
1. Les Aulu-Gelle complets n'étaient pas communs alors en Italie ; Salutati signale, en 1375, à Benvenuto da Imola celui qu'avait possédé le célèbre canoniste Calderini, mort en 1365 : Tolus Agellius Bononie est apud heredes domini lohannis Caldarini (Epislolario, éd. Novati, t. I, p."203).