‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 264 sur 362 · Vit, sol. II, 6, 3 (Op · texte numérisé non relu

Vit, sol. II, 6, 3 (Op

8. Fam. Ill, 1. Cf. Fam. I, 6; IV, 1; XX, 1 ; Var. 39; et l'index de ce livre. Sur Tusage plus considérable encore que Boccace a fait de Pomponius Mêla, particulièrement pour la rédaction du De montibus, siluis, etc., v. Hortis, La corographia di Pomp. Mêla attrib, falsa^ mente a Bocc, dans Archeogr. Triest. VI, p. 300-318.

qui jouait dans une grande œuvre italienne contemporaine, le Diitamondo de Fazio degli Uberti, le rôle de Virgile dans la Commedia, est traité avec estime par Pétrarque ; celui-ci lui emprunte, en même temps que des renseignements de géographie, des expressions pour orner son style \ Enfin il s'est servi ou plutôt a essayé de se servir du lexique de noms de lieux que Vibius Sequester a composé pour aider à la lecture . des poètes et dont le texte nous est parvenu en très mauvais état ; cet auteur, peut-être pour la raison que j'indique, ne se trouve pas cité dans les œuvres imprimées de Pétrarque, mais son passage sous les yeux de Thumaniste est attesté par nos scholies*.

Un exemple fera voir combien, dans le domaine que nous explorons, il faut se garder de se fier aveuglément aux œuvres de Pétrarque. Dans VApologia contra Gallum, il reproche à celui-ci d'avoir étalé une érudition de mauvais aloi et insuffisante, notamment en ce qui regarde la fondation des villes d'Italie : Inops mercator omnes suas merces simul explicat ; inter alia^ histini sut paiHem non exiguam transcribendo, urhium Italicarum narrât auctores, de quo Hygmus quidam integrum libruyn fecit^. Comment ne pas croire qu'il a vu le livre qu'il semble reprocher à son contradicteur de ne pas connaître ? Cette supposition paraît confirmée par une lettre, où il regrette de ne pouvoir renseigner un correspondant sur l'origine du nom de Durazzo. La question, dit-il, est incertaine : Magna est enhn non modo de aliis minoribiiSy sed de ipsa quoqiie urbium regina, apud scriptores ipsumque etiam Bygintim atque indecisa discordia^. On ne doit pas penser cependant que Pétrarque ait possédé un ouvrage d'Hygin que nous n'avons plus ; la phrase de sa lettre vient tout simplement d'une scholie de Servius ", chez qui il a pu trouver ailleurs titre et citations du De urbibus italicis; il a cédé dans les deux passages, au désir de faire montre de sa science.

1. Rem, I, 37; Fam. III, 1; V, 16; XII, 17 ; et l'index de ce livre.

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