‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 268 sur 362 · Op · texte numérisé non relu

Op

7. Vit. sol. II, 1, 1 (^Op. 251) : Illud ne expectaueris ut transcriham tibl quas uocant Patrum uitas ; quem libri tUnlum sumpsisse nostros a Marco Varrone arbitrer, qui et ipse de Vitis patrum scripserat, sed alio quodam modo, non tam inflammandis deuotione animis quam notitiae rerum sludens. P. prend patres ici dans le sens de maiores. Le titre qu'il donne vient de mss. d'auteurs qui ont conservé des fragments du Ds uita Pop. Bom. ; l'origine de l'erreur est évidemment une mauvaise interprétation du sigle PB, qui, surmonté d'un trait d'abréviation, a pu être lu aisément patrum.

P. DE NoLHAC. — Pétrarque, SO

il parle ailleurs \ en citant une sous le titre de De lege conuinii^, et les Res rusticae dont il sera question plus loin. Il a pu évidemment recueillir d'autres titres de Varron, mais je n'en ti'ouve pas trace dans mes dépouillements.

De tous ces ouvrages, qu'est-il venu sous les yeux de Pétrarque ? Il semble n'en avoir aucun entre les mains au moment où il écrit sa lettre à Varron, le 1*"^ novembre 1350 ^ Il avait connu, dans sa jeunesse, quelque chose de Varron, ces aliqua Varroyiis qui lui venaient de Soranzo* et qu'il a pris, beaucoup plus tard, pour les Libri rcnun diuinarum et humanarum; on se rappelle que cette question a été traitée à propos du De gloria, Pétrarque s'imaginait peut-être avoir parcouru ces livres, à cause de Tidée assez précise qu'il avait de leur contenu, et qu'il tenait de l'analyse détaillée de S. Augustin ; il n'avait donc pas perdu tout espoir de les retrouver : Hos aliciibi forsitan latitare suspicor ; eaque multos iam per annos me fatigat cura, quoniam longa et sollicita spe nihil est importunius aut laboriosius in uitû''. En attendant, il aimait en citer des passages de seconde main : Lege Varronis uel, quia illos non habes, Augustini libPos..,^ Une note manuscrite de son Virgile est plus significative (f. 21 ', à propos de la division du jour chez les anciens : Quam re?n M. Varro Latinorum omnium longe doctissimus libro 2° Rerum hwnanarum diligenter explicuit ; quod qui per ordinem uidere uult légat apud Macrobium, Saturnalium L i*", qui comniunius habetur quam Varronis libri. On voit que le poète a tenu à écrire une scholie qui devait rester au courant, même si l'ouvrage de Varron venait à être remis au jour".

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