VARRON
saecidis prodesse.., Quid nunc libros perdilos enumerem ? quoi librorum tuorum nomina tolidem famae noslrae sunt uulnera^. Le passage analogue du premier livre des Res inemorandae n'est pas d'un ton moins élevé ; Pétrarque serait plutôt tenté de renchérir sur ses guides^
Ces deux morceaux laissent dans l'ombre la question qui intéresse le plus notre sujet, c'est-à-dire les ouvrages de Varron que connaissait Pétrarque. Il donne une liste de quelquesuns de ceux dont le nom lui est parvenu dans Tinvective contre son adversaire français, qui avait maladroitement paru reprocher à Varron de n'avoir pas traité de la métaphysique : Qiiid quod nec metaphysicam Varro scripsit, ingens accusatio docti uiri, At scripsit libros uigijitiquinque llumanarum reruni, sedecim Diuinarum, sed in iis idtimis multa uana congessit et a cultu uerae diuinitatis abhorrentia^ , . . Non scripsit metaphysicam; scripsit tamen de Philosophia^, de Poetica'% de Lingua latina, de Vitis patriim,., Libet igitur indignain : uiri maxiini ! o latini eloquii sidéra ! o ingeniorwn rerumqiie omiiinm sors immitis! Iiucne igitur uestri labores uestraeque uigiliae peruenerunt, ut Gallicum ad tribunal barbarico iudicio rei essetis, quod physicam et metaphysicam non scripsistis?^ La liste contenue dans ce morceau renferme un titre bizarre que Pétrarque a reproduit en un autre passage de ses œuvres et qui cache certainement le De uita populi Romani'', On peut y ajouter les Menippées, dont
1. Frtm.XXlV,6. LetexteduPar. 8568, f. 283', est tout à fait remanié.