‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 316 sur 362 · L'autographe porte glosa minus · texte numérisé non relu

L'autographe porte glosa minus

4. Cf. f. 48: Pace Leonis, fion est ut ipse uult ci ui tas pênes Alpheum tiel Pisa, sed Corinthus; f. 84: Historiam hanc scribit hic Léon, sed Clara est in textu; f. 142' (m stadio): Manuali pugna, dicit Léon; ego in cursu puto melius,

5. Cf. f. 9', 10,21, etc. : Dicit Léon,,. Melius autem.,,; Leoexponit.,. Tu melius,,.

6. Il faut y joindre les éclaircissements sur les lieux et les personnages du poème, pour lesquels P. se sert de Dictys, de Darès, de Servius, des renseignements de Léon Pilate, etc. Le premier est au vers 11 de V Iliade: Crises hic, ut Greci perhibent, Trax fuit ex insula Phoca, quam ad Troiam pergcntes Greci eo quod Troianis faueret occuparunt, et diripientes hostililer inter cetera Crisis huius fîliam abstulerunt, quam nunc pater supplex repetit. On voit quel dépouillement il y aurait à exécuter dans cette masse de scholies de toute provenance; je

Les premières sont relativement rares et montrent le plus souvent que Pétrarque, trompé par une mauvaise traduction ou étranger aux habitudes homériques, ne comprend pas bien le texte qu'il annote. F. 107 de Vlliade, à propos d'un discours de Nestor, à la fin du chap. XI, il s'impatiente : Senum more loquacior longam historiam incipit et perplexam satis, et nescio an huic tempori accommodam. F. 1 de VOdyssée, on le voit, scandalisé des mots immaculati Egisti, mettre en marge, en songeant aux crimes de Tamant de Cly temnestre : Epithetum inconueniens Egisto, nisi affectus loquentis excusât; il n'a pas deviné que son traducteur rendait une simple formule épique (a[jLJ[jLovoç AtY^oOsto, I, 29). Il ne se fait, d'ailleurs, aucune illusion sur la valeur du travail qu'il a sous les yeux ; la première scholie sur Vlliade nous l'apprend : Pro excusatione Leonis noslri qualis qualis interpretis, libet premittere uerba leronimi ex prohemio libri de temporibus : Si cui, inquit, non uidetur lingue gratiam interpretatione mutari, Homerum ad uerbum exprimat in latinum, plus aliquid dicam, eumdem insua lingua prose uerbis interpretetur; uidebit ordinem ridiculum et poetam eloquentissimum uix loquentem^.

Au point de vue mythologique, on doit observer d'abord que Pétrarque porte, dans l'appréciation des légendes d'Homère, toutes ses préoccupations de fervent chrétien. En voici deux exemples de ton différent, mais également significatifs : F. 4, I, 222 [Sti^xaT* eç aiYié^oto Aicç ^t-zk §a{{jLsva^ oXXouç], le traducteur donne une version singulière à plus d'un titre : Ad domos capram lactantis louis cum demonibus aliis; Pétrarque ajoute une réflexion plus singulière encore: Omnes dei gentium demonia^. Notanda confessio testis huius antiquissimi et maximi, F. 135, XIV, 315 sqq., au passage

n'ai d'autre but que d'y orienter le lecteur et d'en tirer les renseignements généraux nécessaires à mon sujet.

Page 1