‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 344 sur 362 · Arch. stor. napoL, 1881, p · texte numérisé non relu

Arch. stor. napoL, 1881, p

3. Les Recriminaliones parurent en 1445 (L. Barozzi et R. Sabbadîni, Studi sut Panormita e sut Val! a, Florence, 1891, p. 108).

4. Valla ne dit point en effet que le livre est chez le roi ; il dit simplement qu'il est à Naples, où Fazio et Panormita l'ont vu.

5. Précisément de ceux dont manque l'exemplaire possédé par P.

6. Par. 6802, f. 277 : In Sancto Angelo detemptua Marchio Cuiront hoc librum perlexit Antonius de Viginlimiliis manu propria x. Cette note, de forme très incorrecte, ne se rattacherait-elle pas à la captivité d'un des barons de Naples conjurés contre Ferdinand d'Aragon? (Sur la famille baronale de Viginlimiliis de Trapani, v. E. Langlois, dans Nolices el exir. des mss., t. XXXIII, II, p. 109).

EXCURSUS V.

NOTICB SUR UN CIcéRON COPlé PAR TEDALDO DBLLA CASA.

On sait Tintérêt des transcriptions exécutées par le célèbre co« piste florentin, Fra Tedaldo deila Casa, de Mugello, et particulièrement de celles qui sont relatives aux œuvres de Pétrarque *• Les manuscrits écrits de sa main, extrêmement rares hors de Florence, sont nombreux surtout à la Laurentienne (fonds de Santa- Croce). J'en ai retrouvé un à Parts, dont la description vient compléter assez naturellement le chapitre V de ce travail. Il est de cette écriture irrégulière et hâtive, que présentent à peu près toutes les copies de Tedaldo et qui les fera reconnaître au premier coupd'œil par qui en aura étudié une seule'.

Le Par. 6342, formé de 194 feuillets de parchemin, avec rubriques, titres courants à Tencre rouge et initiales ornées grossièrement, est muni au f. 3' d'une table de la main du copiste. Il est composé exclusivement d'ouvrages de Cicéron, dans Tordre suivant : Deoff., Parad,, De amie», De sen,, Tuscul., CatiL, Pro Marcello, Or. post redilum in Senatu^, Or. p. r. ad Quirites^,

1. V. p. 60. Cf. Bandini, t. IV, p. 160, 162, 163, 168, 174, 175, 180, 189, 196, 198, 207; Mehus, Ambr. Trauersarii vita, p. 234-236; Narducci, CaL dei codici Pelr. [di Homa]^ p. 59 [Vat, 4519, avec souscription à la fin de Rer. mem., prise au f. 92' du Laur. cité ci-dessous]; Voigt, Wiederb.\ t. I, p. 401; etc.

2. Plusieurs portent des souscriptions du genre de celle-ci, au f. 104 du Laur, S. Croce, XXVI «in., 9 (à là fin d7/tn. Syr.): Propter festù nantiam forte non est correctus.

3. Le discours a été interrompu par Tedaldo aux mots gemeretis nichil (ch. 6, 12), et un supplément du xv« siècle, qui n*a que quelques lignes, est accompagné de la note: Finis huius orationis est in uno alto uoluminCf in ultimo illius libri.

4. Tedaldo en a fait à tort un second discours : In Senatu, en mettant cette rubrique en titre courant, et en inscrivant à la table: De congratulalione sui ad Senatum Bomanum -ij. Le texte s'arrête aux mots uerum etiam (ch. 9, 23), et un supplément de la main déjà citée du XV* siècle le mène jusqu'à la fin. Le point d'arrêt est ici le même que dans le ms. de Troyes venant de Pétrarque.

P. DE NoLHAC. — Pétrarque. 26

402 EXCURSUS V.

Pro Deiotaro, Pro Ligarioy « Inuectiua Salas tii in M, T. C. » (f. 143') « Responsio Tullii in Salusiium » (f. 144), « Belatio soninii P, Scipionis Emiliani cui el Affricanas poster ior cognomen fuit, facta per M. T, C. in vj° de re publica » (f. 146), « M. T, Ciceronis contra Anthoniuni Cesarem post bella ciuilia Cesaris el Pompei Philipicaram inaectiuarum liber primas » (f. 148). On lit à la fin, en marge : Liber 13" explicit. compL 27 aprilis

On remarquera que tous ces ouvrages se sont trouvés chez Pétrarque, dont le souvenir est rappelé dès les premières pages du volume par la transcription, en façon d'introduction, des deux lettres qu'il a adressées à Cicéron {Fam. XXIV, 3 et 4)*. Si le manuscrit, au lieu de porter la date de 1376, pour laquelle nous n'avons pas d'indication d'un voyage de Tedaldo à Padoue, porlait celle de 1378, pour laquelle un tel voyage est assuré, nous serions presque autorisés à considérer la copie comme prise sur un recueil de la bibliothèque de Pétrarque, en tète duquel celui-ci aurait fait placer ses deux compositions épistolaires. On peut aisément penser, en effet, que Tedaldo, qui était lié avec Lombardo délia Seta et a fait de nombreuses copies de manuscrits venant de Pétrarque, avait emprunté son Cicéron à la même source. Il est même à remarquer que les Philippiqaes se présentent en son recueil dans l'état où Pétrarque les lisait, c'est-à-dire avec la même lacune et la même fusion des discours V et VI en un seul, qui réduit à treize le nombre total*. Enfin, si on ne peut pas prouver matériellement que le manuscrit ait été copié à Padoue, il est établi au moins qu'il ne Ta pas été à Florence : les lettrés de cette ville, à commencer par Salutati, ami de Tedaldo, ne connaissaient encore en 1378 que les quatre premières Philippiqaes et attendaient précisément le reste de ces discours de la bibliothèque de Pétrarque^. Ce sont là des présomptions d'une certaine valeur sur le lieu d'origine du recueil de Tedaldo.

Mais, sans insister sur ce qui n'est qu'une hypothèse, il convient d'attirer l'attention sur une liste que le moine a transcrite au dernier verso. C'est un classement des œuvres de Cicéron en quatre séries, où figurent également les ouvrages connus et les ouvrages perdus. Ce qui laisserait croire que ce classement a pu venir de la maison de Pétrarque, c'est que, à la date de 1376, les Lettres de

1. F. 2: Epistola Domini F. Petravce ad M. T. C. latini eloquii prtncipcm reprehensoria uite. F. 2': Ad eundemM. T. C. laus ingenii et eloquentie Tulltane et de libris eius exlantihus et deperditis,

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