‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 348 sur 362 · J*ignore quelle tradition a fourni ce titre · texte numérisé non relu

J*ignore quelle tradition a fourni ce titre

2. Sans doute la traduction de VOeconomieus de Xénophon, dont le titre semble confondu avec celui du discours Pro domo sua (ulpontifices.

EXCURSUS VI.

LES MlSlfORIAUX INTIMBS DB péTBARQUB.

Deux de nos volumes ont reçu des confidences particulièrement intimes. Celles du Virgile de Milan sont connues et même fameuses. Je n'aurais pas songé à les donner ici, si je ne m'étais aperçu que ma lecture, sur plusieurs points, était plus complète ou autre que celle du premier éditeur, Baldelli, qui a été jusqu'à présent reproduite^. Comme ces documents, dont Tencre pâlit tous les jours, sont exposés à disparaître assez vite et sont déjà, par endroits, à peine lisibles, il a semblé utile de les joindre au dépouillement des scholies. Ce n'est qu'un mémento de la mort de personnes chères, écrit au reçu de chaque nouvelle et qui va de 1348 à 1372. On y trouve, parmi les noms de plusieurs amis qui ont tenu dans la vie du poète une certaine place, celui de son fils Giovanni, qui lui causa tant de soucis et qui valait beaucoup mieux sans doute que le père ne l'a laissé croire à la postérité'; dans la note très douloureuse qui lui est consacrée, on remarquera l'absence du mot filius :

Die Sabati post solis occasum 23^ Mali, anno Domini 1349, uulnerauit aures meas infelix nuntius mortis domini Paganini de Mediolano^ singularis et optimi amici met.

Die Martis proximo 26<> mensis, inter nonam et uesperas rediit

1. La dernière publication est due à Bartoli, Stor, délia lett. t/., t. Vil (Petrarcà), Florence, 1884, p. 194-195.

2. Nelliy comme on le verra un jour dans ses lettres, portait sur Gio^ vanni un jugement tout autre que celui que la sévérité paternelle a inspiré plus ou moins à tous les biographes. La cause des malentendus entre le père et le fils est révélée par ce joli mot adressé à P... : Non uelis ipsum ah ipsa puerilia nalnm senem (Par, 8631, f. 27').

3. Ce mot, lu par Baldelli Meregnano, est aujourd'hui bien effacé. Paganino est un des correspondants de Pétrarque omis dans l'éd. Fracassetti et indiqués dans le Par. 8568, où Fam. III, 16 et 17 (f. 33) sont adressées : ad Paganinum Mediolanensem, Il est mentionné dans Fam, VII, 13. Sa mort et celle de Mainardo sont racontées à l'ami Socrate dans Fam. VIII, 7 (Parme, juin).

406 Excursus vi.

Gebellinus de... nuntius itidem infelicis, indigne et crudelissime mortis Maynardi mei^

Anno proximo scilicet 1350, in uigilia Natalis ad uespera, rumorem

infelicisslmum Petrus de Pratis' ... Roma rediens... lacobi de

Carraria domini Padue, domini amici et benefactoris mei singularis, cuius numquam sine suspiriis recordabor^.

Dominus lacobinus Bossius, uir probus et sapiens et mihi carissimus, obiit 1357 Nouembris 25, quod mihi redeunti a missa Katharine uirginis ab ecclesia [sancti A]mbr[osii] non sine graui uulnere mentis innotuît.

Dominus Bernardinus de Ângossolis de Placentia, miles egregius et un us de raris et singularibus amicis meis, obiit 1359... *

lohannes noster, homo natus ad laborem, ad dolorem meum, et uiuens grauibus atque perpetuis me curis exercuit, at acri dolore moriens uulnerauit, qui, cum paucos letos dies uixisset in uita sua^, obiit anno Domini 1361, etatis sue xxv'', die lulii x seu ix medio noctis, inter diem Veneris et Sabbati. Çumor ad me Paduam xiiij» mensis ad uesperam^. Obiit autem Mediolani in illo publiée excidio pestis insolito, queue urbem illam hactenus immunem talibus malis nunc tandem reperit atque inuasit^.

Rumor autem primum ambiguus, 8° .\ugusti eodem anno, per famulum meum Mediolano redeuntem, mox certus per fratrem domini Theatini Roma uenientem, iS^ mensis eiusdem Mercurii sero, ad me peruenit de obitu Socratis mei amici» socii fratrisque optimi, qui obiisse dicitur Babilone seu Auiitlone de mense Maii proximo. Àmisi comitem ac solatium uite mee*. Recipe Christe lesu hos duos et reliques quinque

1. Sur l'assassinat de Mainardo d'Accursio (l'Olympius de la correspondance), cf. Fam. VIII, 7, et Var. 53.

2. Le nom se devine plus qu*il ne se lit, suivi Tpeui-èire d'anteçticlus,

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