‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 356 sur 362 · If. Le Canzoniere autogr, de P., p. 28, n · texte numérisé non relu

If. Le Canzoniere autogr, de P., p. 28, n

croit même rendre à la renommée de son ami un g^and service en traduisant en latin la dernière nouvelle du livre ^, qui Ta profondément ému et qui contient Thistoire de Griselda^.

Parmi les poètes italiens récents, dont il a lu beaucoup de vers dans les deux langues*, il met au premier rangLovato de Padoue, écrivain déjà nourri de poésie classique et qui n'écrivit qu'en latin^. Il connaissait les œuvres latines de Dante '^^ mais regrettait de n'y pas trouver ce qui lui plaisait dans Lovato : ,..Scrupulosius inquirentibus aliqaando respondi^ fuisse illam sibi imparem, quod in uulgari eloquio quant in carminibus aut prosa clarior atque aliior assurgii^. Cette distinction entre les carmina et les res uulgares est indispensable à qui veut comprendre quelque chose au jugement de Pétrarque sur Dante.

Ses sentiments à cet égard ont donné lieu, comme on le sait, à de grandes discussions, généralement assez mal conduites. Dès son temps, ils furent fâcheusement interprétés. Boccace voulut lui faire partager la vénération qu'il professait pour le divin poème, et il donne un témoignage bien touchant de ce désir dans Tépître ' en vers latins mise en tête de l'exemplaire de la Commedia qu'il lui envoya''. Pétrarque connaissait l'œuvre, sans l'avoir jamais lue

1. Sen, XVII, 3 (à part dans Op. 540). Traduite sur le latin par Develay, Lettres de P. à Boccace, p. 260-287.

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