ROME
Bibliothèque Vaticane (fonds latins).
Vat. 2193. Apulée. Palladius. Frontin. V«^gèce. Cicépon.
Vat. 3195. Péti*arque (Canzoniere).
Vat. 3199. Dante.
Vat. 3358. Pétrarque (Bucolicum carmen).
Vat. 3359. Pétrarque (De ignorantia).
Pal. 899. L'Histoire Auguste.
La simple inspection de cette Uste de trente-six manuscrits *
1. On y pourrait joindre trois volumes, qui n'ont point été touchés par la main de Pétrarque et sont loin, par conséquent, d'offrir la même certitude ; je me garderai de les faire entrer dans la restitution de notre bibliothèque, mais comme il est possible, pour des motifs divers, qu'ils en aient fait partie, je crois devoir les signaler ici. Ils figurent au fonds latin de Paris sous les cotes :
2219. S. Grégoire. [N* 546 de Pavie].
8061. Stace. [N^ 93 de Pavie].
8631. Lettres à Pétrarque. [N» 392 de Pavie].
Ce dernier ms., auquel je fais de fréquents emprunts, a été signalé par l'abbé de Sade, qui en a tiré le premier la lettre de Boccace, et plusieurs fois depuis, sans qu'on en ait encore donné l'édition nécessaire. Voici la description de Pavie : Epistole uarie ad laureatum poe^ tam dominum Fran. Pe, coperte corio rubeo leui. Incipiunt in principio Amor et dolor et finiuntur Florentie primo Kallendas lulii Sig. ^dxlviiij. (48 ff.). La correspondance de Nelli est un complément peu
P. DE NoLHAC. — Pétrarque. 7
permet de répondre à une question que j*ai jusqu'à présent supposée résolue : Pétrarque possédait-il une véritable bibliothèque ? On en a douté ; on est allé jusqu'à prétendre qu'il n'avait jamais eu à lui qu'un petit nombre de volumes, et seulement ses auteurs favoris, et que l'étalage bibliographique de sa correspondance ne doit pas faire illusion sur Timpor- ' tance réelle de sa collection ; tous ses voyages et ses changements continuels de résidence ne lui interdisaient-ils pas d'en garder une considérable ? Le lecteur, qui aura lu attentivement le chapitre précédent et les textes qui s'y trouvent réunis, aura sans doute une impression toute contraire. La restitution partielle ici présentée achève de l'instruire. Nous y voyons une quantité déjà notable d'ouvrages, mais un très grand nombre y manquent dont nous savons avec certitude Texistence entre ses mains et dont les manuscrits même nous sont parfois indiqués. On en trouvera la mention aux chapitres qui suivent ; on y verra que beaucoup d'auteurs dont il a fait un constant usage, parmi les historiens latins par exemple et les moralistes, n'ont pu faire autrement que de figurer parmi ses livres ; beaucoup de poètes lui furent familiers dont il n'y a pas trace dans notre liste; des écrivains, dont l'œuvre est considérable, comme Sénèque, n'y sont pas représentés, et les Pères de l'Eglise le sont bien peu. Enfin, il ne faut pas oublier que l'humaniste eut des doubles assez nombreux ; il en parle lui-même ' et tous nos renseignements confirment son dire. Pour peu qu'on établisse un calcul d'après les données que nous avons, on est amené à conclure
étendu, mais indispensable à celle de P. ; elle introduira par maint détail dans la vie familière du cercle florentin et jettera un jour nouveau sur le caractère réel du fils de P. Le recueil a été fait à coup sûr sur les papiers du poète et de son vivant; les titres viennent de lui (v. Giorn. slor,, XVIII, note cit.) et il semble avoir voulu grouper en ce petit volume des souvenirs d'intimité (v. notamment la lettre de Boccace). Comme il est peu probable qu'un tel ms. ait été copié après lui et comme, d'autre part, l'écriture est bien de son temps, on peut admettre que nous possédons l'original.
1. Multo studio muUaque cura multa undique parua uolumina recollegif sed saepe multiplie ata^ eorum uero quae maxime optabam raro aliquidf ita ut^ quod humants in rébus crebro accidit, multa mihi deforenl^ multa superfluerenl (Sen. XVI, 1 ; Op. 948).