V. les documents du Vat. 1960 étudié par P. Fabre
par deux amis, qu'il remerciait en ces termes: Totum mihi terrarum orbem in membranis descriptum insigniquidem artificio remisistis\ Si on cherche à connaître plus exactement en quoi consistaient les documents géographiques réunis entre ses mains, il me semble qu'on peut s'en faire une idée par les cartes vénitiennes de Marino Sanuto et de Jordanus, qui sont précisément de Tépoque de sa jeunesse*. Il est possible enfin que Pétrarque se soit essayé en personne à des travaux cartographiques. Nous pouvons admettre en effet qu'il ait dirigé, avec le roi Robert, l'exécution d'une carte de l'Italie ; en présence des attestations si précises de nos manuscrits, il n'y a plus lieu, je crois, de rejeter' le renseignement que donne Flavio Biondo dans son Italia illustrata'* , Cet essai, dont il ne faut pas, d'autre part, exagérer l'importance, se placerait sans doute dans l'année 1341, où Pétrarque fit son séjour à Naples auprès du roi.
Pétrarque cherche à rapprocher du texte de Virgile des indications qu'il a recueillies lui-même. Telles sont celles qui se rapportent à la Lithuanie et lui viennent de dignitaires de l'ordre Teutonique, rencontrés peut-être à la cour d'Avignon. F. 31, Georg, II, 373 [Siluestres uri) : De his didici a procuratoribus Theutonice militie esse scilicet eos et hoc nomine dici in finibus Lutuinorum, cum quibus est ipsi militie assiduum bellum. Cornua eorum ipse uidi mire magnitu^ dinis simili et pulchritudinis, F. 174, Aen, VIII, 641 : Cornpéri hoc moreferiendifederiset easdem imprecationes in caput frangentis fidem apud Lutuinos, et id genus hominum etiam non seruari; et de hoc latius in i2°. Notons une observa-