‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 100 sur 353 · Cf. Carducci, Saggio, p · texte numérisé non relu

Cf. Carducci, Saggio, p

5. Ce sont les vers Cras hoc fiet... (Sat. V, 66-72), auxquels Pétrarque ajoute : Quid igitur ? An aetate Persius inexperta et acerba puhlicam caecitatem funditus introspexit, nostra id aetas maturior non uidebit?... Il vient de l'appeler adolescens poeta (Fam. XXIII, 2).

6. Fatn. IX, 5 : Digne hreue illud et hispidum poema non aliunde quam ah exclamationibus orsus est Persius :

0 curas hominum, 0 quantum est in rébus inane !

assotiatiimqiie Etrusciim Pershim lectitans, usque refectus sum ; tanta michi dulcorositas ex eorum asperitatibiis suhorta est ; quer or que qtiod sero illis familiarem mefeci, ita me opinionihus allocuntiir meis, ita me ueritatihus suis euiscerant enecantque ; et, si suiim habet quisque iudicium, mea qiiidem sententia est illos utilia honestaque uite ardentius precepisse ' .

Si Pétrarque recueillait avec soin chez les satiriques, les maximes et les observations morales, il en faisait chez les comiques une moisson non moins abondante. Plante et Térence sont cités par lui à peu près autant que Perse et Juvénal. Il indique assez souvent le titre de la comédie où il puise et il est aisé de voir qu'il avait en main Térence complet et celles des huit comédies de Plante qui furent connues avant le xv^ siècle '. On sait qu'il s'en faut de beaucoup que Plante ait eu, au Moyen Age, la diffusion de Térence ^ ; on ne lisait guère sous son nom que la comédie apocryphe du Querolus ^. Pétrarque ne s'est pas prononcé sur l'attribution, alors constante, du Querolus \ mais il a réagi contre l'ignorance de son temps relative à Plante et a contribué à remettre en honneur ses comédies. Il ne semble pas y avoir attaché l'importance qu'elles méritent et qu'il réclamera pour elles plus tard. C'est tout d'abord pour la

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