‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 99 sur 353 · Ce renvoi se rapporte à Ep. II, 2, 109 sqq · texte numérisé non relu

Ce renvoi se rapporte à Ep. II, 2, 109 sqq

3. Pétrarque croit que V Art poétique a conservé le début de la traduction d'Ho-

l86 PÉTRARQUE ET LES POÈTES LATINS

Perse et Juvénal existaient en manuscrit chez Pétrarque. On peut difficilement supposer qu'il se soit contenté déflores de ces deux poètes, alors qu'ils étaient en honneur de son temps ' et qu'il les a lui-même si souvent et si intelligemment utilisés. Mais ses citations sont d'ordinaire anonymes, à peine précédées de formules vagues, telles que : tit ait satiricus, iuxta satiricum iJhid, etc. ^ Quelquefois la formule comporte une louange, comme lorsqu'un vers de Juvénal est introduit sous l'autorité d'un egregius uates \ Il l'imite jusque dans ses oeuvres italiennes '^. Il ne tient pas Perse en moindre estime, €t lui emprunte jusqu'à sept vers de suite sur la rapidité des jours, pour convaincre Charles IV de la nécessité d'agir promptement pour l'honneur de l'Empire • . Dans une autre lettre il définit en bons termes le caractère de l'œuvre de ce poète ^ Son sentiment sur les satiriques ne devait pas s'éloigner beaucoup de celui qu'exprime, en lui écrivant, son ami •Nelli : Nimc Venusinum mirabiJem, mine peregrinum Aqumatem

mère de Cicéron : ... translationem illani iietereîn Ciceronis opits^ quantum intelligere est, cuius principium Artis poeticae Flaccus inseruit , latinitati perditam {Var. 25).

1. Cf. les articles substantiels de J. A. Hild sur Juvénal au Moyen Age, dans Bull, de la faculté des lettres de Poitiers, année 1891.

2. V., par ex., des citations anonymes de Juvénal dans Rem. I, 46, 47, 64, 65, 66; II, 5, 13, 31, 103. Le nom même de Juvénal est prononcé dans Pétrarque une vingtaine de fois seulement ; celui de Perse, sauf erreur, huit fois.

3. Fam. XXII, 2. Après la citation de Fam. III, 15 : Loquitur experientia, quae mentiri non solet ; loquitur ueritas, quae mentiri non potest. Ouod si mortalem poscis auctorem, loquitur haec peritissimus rerum taliiwi luuenalis, quique projundissime mores hominum nouit.

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