‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 139 sur 353 · V. au chapitre VII pour Macrobe, et p · texte numérisé non relu

V. au chapitre VII pour Macrobe, et p

2éo PÊTRARQ.UE HT CICÈRON

coniecturari licel ; UintiUum nohis iiel ad acuendum forte desiderium, itel ad praesentiiis conuitiiim reseruatiim est, reliquwn nescio an nnqiiam sit recuperatura posteritas \ Il ne se doute pas qu'une partie du livre qu'il désespère de jamais trouver se cache dans un palimpseste, sous le commentaire de S. Augustin aux Psaumes, chez des moines du voisinage de Pavie qu'il a peut-être visités, ceux de l'abbaye de Bobbio.

J'arrive à la fameuse question du De gloria que je voudrais traiter à fond, puisqu'il m'est permis d'entrer dans plus de développements que n'ont pu faire mes prédécesseurs. On sait que Pétrarque est considéré comme ayant possédé les deux livres du De gloria de Cicéron et que ce traité passe pour s'être perdu de son temps, par l'incurie d'un vieux maître de grammaire à qui il l'avait prêté. Citons d'abord le document sur lequel se fonde cette tradition ^ Interrogé par Luca délia Penna sur l'histoire de ses manuscrits de Cicéron, Pétrarque parle de ceux qu'il avait tenus jadis, à Avignon, de la libéralité de Soranzo :

Ab hoc habui et Varronis et Ciceronrs aliqua ; cuius unum uolumen de communibus fuit, sed inter ipsa communia libri de Oratore ac de Legibus imperfecti, ut fere 3 semper inueniuntur, et praeterea singulares libri duo de Gloria, quibus uisis me ditissimum aestimaui. Longum est exequi quos et qualiter et unde quaesierim [Ciceronis libros], praeter unum uolumen elegantissimum... paternas inter res inuentum... In his omnibus noui nihil, ut dixi, praeter illos de Gloria libros duos et aliquot orationes aut epistolas4. Sed ego, ne fortunae frustra obniterer, ut uiator

1. Rem. iiiem. I, 2 (Op. 397). Cf. Seii. XVI (XV), i : De lihris qiiideui Reipuhlicae iam desperans lihrum de Consolatione quaesiiii anxie nec inueni. Ces mots précèdent le grand passage imprimé p. 201.

2. Seu. XVI (XV) I. Je corrige le texte à''Op. 948-949, à l'aide du Par. 8571. On trouvera la trad. française de la lettre entière par V. Develay, meilleure que celle de Fracassetti, dans le Bulletin du Bibliophile, année 1879, p. 9.

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