‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 165 sur 353 · Par. 5784, décrit dans Le De Viris ill., p. 68 sqq · texte numérisé non relu

Par. 5784, décrit dans Le De Viris ill., p. 68 sqq

3. Kirner relevé les passages, /. c, p. 53 sqq. Cf. le travail de Viertel, cité ici p. 6.

4. Que res eo mihi facilior esse débet, quo regionum illarum distantissimos fines fere omnes nunc, ex otio et solo uidendi noscendique studio, nunc ex negotio circuiui, quamuis

vrai, qu'il appliquait à la France de" son temps les descriptions des Cowmejîtaires ; mais s'il était un point certain à ses yeux, c'est que les Séquanes devaient être placés au bord de la Seine ÇSeqiiana) : Igittir, dit-il en résumant ses recherches, ad occidentem propius et a Rheno longius Seqiiani fiiere, qui nescio an fluminis pairii nomen acceperint an dederint. His ad dextram Belge, HeJuetii a ter go erant, ad leiiamprouincia Lugdunensis, ad Heluetios illa qiiidem pertinens...Seqnanorn7n uero, ut sic dixerim, in gremio Parisii fuere et Secane amnis in medio parua insula, que Parisiorum Lucetia [sic^ dicta 'est, ubi ah ipso Iidio Cesare tune fundata creditur ciuitas nnuc famosa Parisius \ A l'erreur sur les Séquanes, s'en ajoutait une autre sur les Helvètes, auxquels il donnait précisément le territoire des Séquanes, outre le leur : Belgis proximi HeJuetii fuer e... Ex premissa descriptione, nisi falloir patet horum in finibus fuisse, quos Burgundiones a Burgis modo dicimus^... Si j'ai cité ces exemples, c'est qu'ils permettent de résoudre un petit problème de la vie de Pétrarque. Les anciens biographes parlent d'un voyage qu'il aurait fait en Suisse et s'appuient

ipsa nominum mutatioin his terris, ut in aliis fere omnibus, multum noue difficultatis et scribenti obiciat et legenti; sed emergam, ut potero (Texte du Par. 5784. f. 3 ; cf. éd. Schneider, p. 11). Un exemple des identifications de noms de lieux anciens essayées par P. se trouve égaré dans Rem. I, 37 (De gemmis) : Magnus Pompeiiis... iiictor, ab Hispania pacato rediens accidente compressisqiie praedonibus et in utium coactis locuni, cui Comienarum nomen ob hoc inditiim, in saeculum id durât. Illic Pyrenaeis in montibus, locorum jorsan asperilate niodestiani adiuuanle atqiie aetatis uictoriaeque superbiam compescente, masculum trophaeuni puramque et rigidiwi sui oris imaginent erexit... Le morceau sur les trophées de Pompée a été inspiré à P. par Pline, H. N., VII, 2, et surtout XXXVII, 6, mais il l'a singulièrement développé. Quant à la réunion des Conuenae par Pompée, il semble en avoir lu le récit dans S. Jérôme, Contra Vigilantium, 4. Le nom médiéval du pays des Conuenae devenu le comté de Comminges (pagus Commenicus) a dû être identifié par P. pendant son séjour à Lombez.

1. C'est encore ici le texte autographe, f. 4 (Schneider, p. 15).

2. P. parle ici du comté de Bourgogne ou Franche-Comté (Burgundiae Comitatus).

sur les termes précis d'une lettre : Inter BeJgas Hehietiosque festinans\ Il ne s'agit ici que de la Franche-Comté; ce retour de Belgique par le pays des Helvètes n'est autre chose que le voyage direct de Cologne à Lyon, dans l'été de 1333, où il s'est dépeint lui-même, en deux sonnets, chevauchant « per la famosa Ardenna' ». Il y a donc, grâce à la Vie de César, un voyage de plus à rayer de la liste des pérégrinations de Pétrarque.

Les témoignages relatifs à César dans les autres œuvres de Pétrarque sont assez peu nombreux'. Je n'y ferai qu'un emprunt, particulièrement intéressant pour nous par son caractère bibliographique : Diinis IiiUiis Caesar, qiiem armonim laiis et iiictorianim gloria caelo exaequariint, a studio Htterarum

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