Africa, VIII, 907 sqq
2. Il y fait des anachronismes volontaires, dont voici un seul exemple :
. . . Laeuaque Mineruae Amplaque cunctonim monstrantur templa deoriim, Venturae ad meliora domus. (y. 923 sqq.)
Il a lu, en effet, sur le Panthéon devenu S. Maria délia Rotonda, l'inscription qui l'a renseigné sur l'époque de la construction : Hoc opus Agrippae, quod falsorum matri ueri Dei mater eripuit (Fam. VI, 2 ; d. Rem. I, 118).
3. Il se sert de V Histoire Auguste pour la rectification suivante, sur l'édifice aujourd'hui détruit que son contemporain Fazio degH Uberti appelle du nom populaire « Settesoglio » : Hoc Seueri Afri Septi^onium^ quant tu Sedem Solis uocas [cf. Afr. VIII, v. 879], sed uerum [éd. meum] nomen in historiis scriptum lego. Dans une autre lettre, il utilise le même recueil pour parler de l'enceinte d'Aurélien, muros urhis Roinae, quos usque nunc cerniinus {Seu. XIV, i ; Op. 376).
4. Procedunt... auiplasque domos uariisque grauatos Belloriun exuuiis arciis et crebra uidentes
Signa iriumphorum solidoque in marmore pugnas Atque sepulcrorum pompas ; monstrantur aquarum Sîih terra caeloque uiae... (v. 898 sqq.)
représentation d'un triomphe de consul ou d'empereur, qui apparaîtra naturellement dans son souvenir, quand il décrira le char de l'Amour, au début de ses derniers poèmes :
Vidi un viitorioso e sommo duce,
Pur coni'un di color che 'n Campidoglio
Triunfal carro a gran gloria conduceK
Ces observations doivent être appuyées de deux passages importants des Seniles. Dans le récit qu'il a laissé du tournoi auquel il assista à Venise, en 1364, dans le cortège du Doge, assis au-dessus du vestibule de la basilique de Saint-Marc % Pétrarque a décrit avec une admiration intelligente les fameux chevaux de bronze, qu'il eut, ce jour-là, tout le loisir d'examiner : Jam Diix ipse, cum immenso proceriim comitatu, frontem templi supra nestihilum occiiparat, iinde marmoreo e suggestii essent ctincta suh pedihis \ lociis est iibi quatuor il îi aenei et aurati equi stant, antiqui operis ac praeclari, quisquis ille fuit artifex, ex alto pêne uiuis adimentes ac pedihus ohstrepentes -. Ailleurs, c'est une véritable description de la statue équestre du (( Regisole » de Pavie ^, que Pétrarque adresse à Boccace dans une énumération des curiosités anciennes et modernes de la ville des Visconti : Vidisses praeterea ex bis unam, in qiiihus tu multus et ego uel nimius sum, aeneam scilicet atque inauratam statuant eqiiestrem, fori medio, quasi cursu concito cliiii
î. Trionfo d'ainore, l, 13-15. Adolfo Venturi remarque comment l'image se transforme aussitôt dans les vers suivants, le char triomphal devenant un char de feu comme celui d'Elie, et l'adolescent hautain, aux grandes ailes multicolores, n'ayant aucun rapport avec le type classique de Cupidon. (Les triomphes de P. dans l'art représentatif, dans la Revue de Fart anc. et mod., t. XX, 1906, p. 84).
2. In hasiîica Beati Marci Euangelistae, qna nulla aut reor usquani pidchrior Jactiim est, quantum fier i per homineni Deo potest (Op. 782).