‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 182 sur 353 · Rem. II · texte numérisé non relu

Rem. II

pour nos études et qui paraît s'être trouvé chez les Fregoso en 1425 \ est le Parisimis 6802 \ Écrit vers la fin du xiii^ siècle ^ le texte, qui n'est pas tout à fait complet^, justifie dans le détail ce que Pétrarque avait déjà remarqué sur la transcription de Pline : An, si redeat Cicero aut Liuius multique alii uetenim ilhistriiun, ante omnes Plinius Sectmdus, sua scripta relegentes intelligent et non passim haesitantes mine aliéna credent esse, niinc harhara ? ^ On y trouve rubriques de chapitres, initiales bleues et rouges, chiffre des livres en titre courant \ L'annotation n'est pas égale pour tous les livres et Pétrarque, découragé sans doute par les difiicultés du texte, n'a pas dépouillé, la plume à la main, l'ouvrage entier. A partir du livre XV, les notes sont moins abondantes ; elles ne reprennent en nombre qu'avec le livre XXXIV; ni le livre XX, ni les livres XXIII et XXIV ne semblent avoir été lus \

1. V. l'excursus IV. — Pline fut assez peu répandu en Italie au début de la Renaissance, puisqu'en 1426 encore, à en juger par leur inventaire, les Visconti ne le possédaient pas. Pour s'en tenir au treceuio, notons que Pline ne semble pas avoir figuré chez Boccace, car on ne le trouve point parmi les livres de S. Spirito. En 1378, Salutati écrivait de Florence à Dom. Bandini d'Arezzo : HicJihernec niecuni est, nec in hac urhe adhuc per me poUiit reperiri (Epistolano, éd. Novati, t. I, p. 291). Voici quelques mss. à citer dans le même siècle : en 1376, Lodovico Gonzaga prêtait Pline à son neveu Giberto da Correggio, fils de l'ami de P. (Romania, t. XIX, p. 185), et en 1369, la librairie d'Avignon en possédait quatre exemplaires, les no» 696, 800, 802, 967 (Ehrle omet 800 à l'index), qui se retrouvent chez Grégoire XI (Ehrle, t. I, p. 509). — Le plus ancien Pline de la librairie pontificale, celui qui fut consulté par P. (v. p. 71, n. 4), avait été copié en 13 17, sur l'ordre de Jean XXII (Ehrle, t. i, p. 147).

2. Nommé i par Sillig, éd. de Pline, 1851. Il appartient à la famille du ms. E, selon Detlefsen, préf. de son éd., t. I, 1866, p. 5.

3. 277 feuillets. 255 X222 mill. Très rogné. Reliure de bois, velours arraché.

4. Le ms. est de ceux qui s'arrêtent à primum pondère dans XXXVII, 76.

Page 1