Rem. I
6. Premières rubriques : Vlta Plinii ex cathaîogo uirorum illustrium Tranquilli. — Plinius secundus Vespasiano suo s. — Gaii P. S. incipit historié mundi elencos lihrorum omnium xxxvij liber unus.
7. Aucune main étrangère à P. ne paraît sur les marges, sauf en deux cas indiqués plus loin. La rognure a détruit beaucoup de scholies.
La date où l'étude a pu commencer est donnée par la note d'acquisition mise au feuillet final : Emptus Mantiic. 7^ jo. M. 6° '. Pétrarque l'a entreprise aussitôt après; au f. 17', où le texte amène la mention de la canicule et la date du 15 des calendes d'août, c'e5t-à-dire du 18 juillet, le lecteur, tombant précisément sur le passage ce jour-là, a noté : Hodie est. i)^o. Mais le travail sur Pline embrasse, on peut le dire, toute la fin de sa vie, car on y retrouve les diverses écritures de cette période \ Deux années font nécessairement exception, celles du dernier séjour en France. Pétrarque avait laissé à Vérone, en juin 1351, les livres qu'il venait d'acheter en Italie \ et le seul de ces volumes cité dans la lettre qui nous apprend ce dépôt est justement notre Pline, qui par conséquent n'a point été apporté en France "-.
Le premier soin de Pétrarque en présence de son manuscrit devait être, et fut en effet, de tâcher d'en corriger le texte et d'en éclaircir les obscurités, afin d'y pouvoir lire facilement. Il ne s'y astreignit cependant que pour le commencement de l'ouvrage ; il se contenta, pour le reste,, de comprendre ce qu'il pouvait. Ce travail est composé de
1. Ce séjour est connu par la correspondance; Fam. IX, 9 et 10 sont datées l'une de Mantoue, l'autre des environs, le 28 juin 1350. P. était alors auprès de Gonzague ; il y resta quelques jours encore, comme l'apprend notre acquisition ; peu après, il revenait à Parme et partait pour Rome en pèlerin.
4. P. écrit à Nelli, d'Avignon, le 8 janvier 1352, et s'excuse de ne lui point envoyer encore des vers qu'il lui a promis : In iiersiciilis aiitem ad te scriptis, quos tam ardenter efflagitas, scito Plinii Secundi opiis esse, qiiem Italia excedens in patria sua, Veronae sciîicet..., dimisi. Hic viihi Plinius misquam est nec alteri, qtiod equidem ego nouerim, nisi Romano Pontifia. Is autem, fando audisti, abipsomortis uestibuîo... nunc pedeteîitim redit. Cum penienerit ad salutem..., ttinc, Plinio parumpter inspecto, confestim noliintati mos geretur tuae... (Faut. XII, 5). L'excursus III tire parti du fait que P. n'a pas eu ce ms. à Vaucluse.
corrections verbales mises en marge ' ou entrées dans le texte au moyen de grattages % de gloses portant sur un mot et d'autres gloses plus étendues interprétant le sens ou la construction d'une phrase \ Les sommaires sont innombrables. Dans certaines parties de Touvrage, ils se pressent sur les marges, et il suffit de les parcourir pour se rendre compte de .tout ce que l'érudition de Pétrarque a emprunté à Pline; il y résume les anecdotes, y met en relief les notions scientifiques"^; il se montre particulièrement attiré par les sujets d'intérêt romain ' et par les renseignements d'histoire littéraire^. Parmi les noms propres qu'il relève, beaucoup de noms d'écrivains justifient le mot d'une de ses lettres :
Quoi mihi libroriun peregrina nomina congesserit PJinius
Secundus'' . On voit, par une note, qu'il n'avait pas compris à qui s'adressait la dédicace de l'ouvrage et qu'il l'a cru dédié à Vespasien et non à Titus"\ Il prend çà et là des recettes diverses, sorties d'une économie domestique en laquelle il a confiance, puisqu'elle vient des anciens Romains^; mais