‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 185 sur 353 · Fam. III, 18. Allusion spéciale au livre I · texte numérisé non relu

Fam. III, 18. Allusion spéciale au livre I

8. Il écrit sur XXXVI, 1 1 (in l.aoconte qui est in Titi inip. donio) : Titi iniperatoris mentio. Unde appard hoc opus inccptiim suh pâtre et ei inscriptum, sed post mnlto tempore perfectimi, inscriptione fanien non mutata (ï. 263). Il faut se rappeler que le nom de Vespasien désigne également Titus,

9. Fungorimi tuta decoctio (f. 174) ; Medicina ad peduni tumores (f, 261).

il ne paraît pas moins avide d'observations morales. Les sommaires dignes d'être remarqués à cet égard seraient nombreux. Le beau passage de Pline sur la misère de l'homme à sa naissance' a appelé deux notes successives: Audi, superbe aniem moriture ! et plus bas : Aiuli, qui te viagniim aliquid extimas ! (f. 53). Un exemple d'extrême sobriété (VII, 18) fait dire à Pétrarque; Attende, qui diffidis passe ieiunare, et cet. (f. 56); les conseils d'hygiène donnés sur la nourriture (XI, 117): Audite nos, epularum mtdtipliciuni et salsamentorum studiosi (f. 96').

La sensualité de ses contemporains lui inspire d'autres remarque, comme celle-ci qui note une répugnance : Feminas Romanas uiniun non hihere solitas, quod hodieque persobrie bibunt ; alieiiero nndte uinum non bibiint, sed ingurgitant (f. iio). Une anecdote de Pline (VIII, 64) lui fait écrire: Lege hic, in illicitam Venerem quisquis nimium es preceps (f. 68). Il s'associe aux réflexions sur les domestiques devenus trop nombreux, de qui les maîtres volés doivent se méfier (XXXIII, 6) ; il y marque un grand Nota et ajoute : Quam proprie et quam uere! (f. 241); on se rappelle, en effet, les plaintes sur la domesticité qui reviennent tant de fois dans sa correspondance \ Son hostilité fameuse contre les médecins se manifeste en plusieurs endroits\ par exemple

1. VII, I. Cf. la citation de ce passage dans 5^ w. XV, 3 (XIV, 4; 0/j. 935), et De Otto rel. I : Miseria... de qua PUnius Secundus septimo Natiiralis historiae hreiiiter attigit, sed stilo exceUenti ac florida îibertate sententianim ; de qua et Augustinus latins agit in libro de Ciuitate Dei ; unde Cicero ante onines lihruvi siiae Consolationis iiiipîeuerat {Op. 306).

2. Cf. Fam. IV, 8; V, 14; X, 2; XVI, i ; XXII, 12. Sen.YM, 4, XIII, 7 : Turham famulorum uelut hostiiuu jugio, fiigiturus omnes, si liceret (Op. 921).

3. Dans XXIX, 26, le ms. porte : Nec omittam in hac qiioque uanitate medicinam [sic] quippe prêter reliqua portentiiosam. P. ne se doutant pas que le texte est tout autre (cf. Detlefsen, XXXIX, 4, 81), est enchanté d'écrire : Audi qualiter de his tractât (f. 220). V. citations de Pline sur les médecins dans Fam. V, 19, et Contra 7)1 éd., Op. 1090 et 1097.

lorsque Pline parle du verbiage qui a envahi de son temps l'enseignement théorique de la médecine (XXXVI, 6): Garrulitas amiconim meorurn (ï. 195)'.

Il se plaît à noter les conseils d'un homme d'expérience avec qui il sympathise, d'ailleurs, dans un semblable respect du passé ^ ; il applique à sa propre vie et à ses travaux les préceptes qu'il recueille d'une si docte bouche. Il apprend d'elle qu'un excellent sculpteur ne doit rien exécuter sans l'avoir d'abord modelé (iiihil tinquam fecit antcqiiam finxit, XXXV, 45), et met en marge à ce passage: Nota, tu! (f. 259'); d'un autre côté, pour s'éloigner de l'exemple de Protogène, qui retouchait continuellement ses tableaux (XXXV, 36), il promet de ne point rechercher avec excès la perfection: Attende, Francisce, diim scribis! (f. 256') ^ Mais, malgré sa confiance et ^on admiration '^, il abandonne parfois son guide, quand il lui entend raconter des faits trop bizarres K II hésite encore, s'il y a dans le récit un symbole ou une idée morale intéressante : Attende dictmn et rationem pulcram, si modo liera res est (NW, 18; f.

1 . Même page, il donne à l'histoire du rhéteur Asclépiade devenu médecin ce commentaire, dont l'intention est claire : Hatid insulsior Asclepiades quam pictor ille Socraticus : non minus enim rhetorica quant pictura uitia in aperto hahet ; et aliquanto facilius est homineni credulum occidere, quam hene iiel pingere iiel orare. Cf. Cochin, Boccace, p. 138, et Op. 1089 : Socrates cum factum de pictore medicum audisset...

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