Cf. Sen. II, I {Op
2. Le mot Caue est employé ici comme on l'a vu plus haut, t. I, p. 241. Par ex., au f. 12 (II, i), où le texte développe l'idée de la divinité du monde : Caue. \ Et require Aiigustimwt de uera religione iiixta principiiun. La note est faite en deux fois : Pétrarque a trouvé la réfutation après coup. Plus loin (II, 3), à propos du bruit de rotation de la sphère céleste : Quod Platonicis placet, et précipite Ciceroni, 6° rei publiée; sur le silence de ce mouvement : Quod Artstotelici uoliint, et illud poeticum : Tacito lobent ia cela, et cet. [Aen. III, 515], non tantum scilicet uideri nobis, sed uere sic esse. Sed hic [Plinius] inter utrumque se médium tenet, id solum affirmans quod nemo negauerit. Caute quidem.
Pline, à ce point de vue, paraît dater, par l'écriture, de Tépoque de sa vie qui a immédiatement suivi son retour définitif en Italie. Ces études le préoccupaient alors d'une façon particulière ; il ne tarda guère à donner V Itinerarium Syriaciim, dont la rédaction eut lieu au début de 1358 '.
Feuilletons le travail géographique de Pétrarque, si curieux et si ingénu. Historien avant tout, ou se croyant tel, il ne perd pas de vue Thistoire générale, comme le montre sa remarque sur les frontières des Scythes (VI, 18; f. 46): Finis muHoriim furiosormn itinerum. Mais il cherche à préciser, à rectifier même les notions fournies par Pline ; quand celui-ci parle des trois divisions de la Gaule par des fleuves, Escaut, Seine et Garonne (IV, 31), il observe sur ce dernier nom, f. 36 : Meliiis tamen Ligerim dixisset. En général, il constate les progrès, encore bien incertains, des connaissances % et deux renvois fort précis le montrent occupé à consulter la Topographia Hiberniae d'un géographe anglais bien connu du xii^ siècle, Giraud de Barri \ Il remarque les divergences de renseignements entre les divers auteurs qu'il consulte, et prend parti, comme pour la question du fleuve Ister (III, 22) : Dampnatiir hic quorumdam error, et hi primis Pomponiiis, 2° de Cosmographia ^ . Il
1. Novati a, en effet, retrouvé à Crémone un ms. de cet ouvrage, qui a été transcrit sur l'original de l'auteur et a conservé le texte d'une précieuse annotation autographe : Datum domino lohanni de Mandello seu mincio eius iiijo Aprilis i^jS. Cf. P. e la Lomhardia, p. 45.
2. F. 20, au texte, d'ailleurs incompréhensible dans son ms,, s\ir\2i Palus Maeotis (II, 67) : De hac nidla hodie diihitatio est.
3. On retrouve les recherches de P. sur Thulé, si connues par la lettre où il fait mention de Richard de Bury (avec la citation de Pline), dans la note suivante : Ihile. De qiia est diihium tibinam sit, licet iste non uideatiir dtthius. R. de mir. Hih. l. 2° (f. 21, II, 77). Le même ouvrage De mirahilibus Hiberniae, est cité au f. 18, dans une grande note malheureusement mutilée.
4. F. 29. Il remarque au contraire l'accord des deux autorités, f. 20; d. Fani. III, I : Mêla... qiieni Plinius, in vniltis sequi solifus, hic neglexisse uisus est. Quand
faut citer surtout une note sur la géographie de la Grèce, qui appartient nettement, par Técriture, à Tépoque indiquée plus haut : Attendendiim in cartis cosmographis quod, in illa quam peninstdam isthmos facit et quam midti Achaiam solam putant, est primum Peloponensus ad dexteram contra Italiam et super Corinthium sinum, ubi est Patras. Secundo est Achaia in medio, ubi est Moton et Coron, contra meridiem. Tertio Messenia simulque Laconica, contra orientent, Cretamque insulam, ubi nions MaJeiis. Quarto sinus Argolicus ad SciJIewn, reflexus ad Arthon ipsumque ad isthmum, quo in tractu Argos ipsa est^ quamuis in mensura idtima uideatur Peloponensus hec uniuersa comprehendere, quasi nomen \.. (f. 31). Nous avons ici, comme on le voit, des détails circonstanciés sur Tune de ces cartes marines, dont l'annotation de Virgile nous a révélé Texistence ^
L'histoire de l'art chez les anciens a fixé l'attention de Pétrarque, comme l'indique maint chapitre du Reniedium. On n'a pas eu tort de supposer ' que ce qu'il en sait vient de Pline '^ ; les remarques nombreuses et les sommaires des livres XXXIV-XXXVI en font la preuve. Deux notes seulement ont un intérêt particulier : la première ajoute un témoignage sur les relations de Pétrarque avec Simone Martini et un trait de^ caractère à la biographie du peintre Siennois, et l'autre donne un détail nouveau sur les objets
il le pouvait, il les vérifiait par lui-même et de ses yeux ; v. Sen. III, i (Op. 772), où il invite, de Venise, Boccace à venir chercher avec lui, sur le territoire d'Aquilée, la source réelle du Timavo. Dans la BibliofiUa de février-mars 1905, Morici a fait connaître les morceaux géographiques de P. et de Boccace transcrits par un copiste de Roccacontrada, en 1434.