‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 205 sur 353 · Sur F/or. IV, 18. Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

Sur F/or. IV, 18. Cf. plus haut, p

presque de faire des renvois aux pages qui précèdent. II n'est pas inutile cependant d'entrer dans le détail pour quelques auteurs.

On ne saurait omettre ici Aulu-Gelle et Macrobe. Les Nuits attiqiies et les Saturnales ont tenu, ainsi que s'en est aperçu le lecteur, une place considérable dans les lectures de Pétrarque; il les a étudiées la plume à la main et leur doit une énorme quantité de connaissances. Une remarque peut être faite sur le premier ouvrage ; dans presque toutes les notes marginales de ses livres ' et plusieurs citations de ses œuvres, Pétrarque ne prononce pas le nom d'Aulu-Gelle ; il dit simplement : Scriptum est in lihro Noctium Atticanimjn Noctibiis Atticis\ En faudrait-il conclure qu'il s'est longtemps servi d'un texte anonyme, avant d'en découvrir un dont le titre plus complet lui ait indiqué l'auteur^? Pourrait-on croire à un scrupule de philologue plutôt que d'humaniste, le nom étant incertain dans les manuscrits (AgeUius, A. Gellius) ?

Il a dû plus encore à Macrobe, qui a été pour lui, dans sa pénurie relative de documents, un guide précieux pour les usages romains, l'histoire, la mythologie, la littérature. Bien loin de ressentir pour cet auteur quelque chose du

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