‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 223 sur 353 · Fam, XXI · texte numérisé non relu

Fam, XXI

Il8 PROSATEURS LATINS LUS PAR PÉTRARQUE

Les tragédies lui sont familières et, comme leur caractère sentencieux en permet de faciles extraits, il y prend des vers isolés aussi bien que de longs passages ' ; seize vers sur la Fortune tirés du Thyestes trouvent place dans sa harangue au roi Jean le Bon ^ Lorsqu'une de ses citations est introduite par la simple formule ut ait tragicus, il faut toujours penser aux compositions de Sénèque K II leur assigne une place d'honneur dans l'œuvre du philosophe ; il parle de ces tragédies, tanto studio dictatae '^, qiiae apiid poctas projecto iicl primum, uel primo proximum lociim tenent \ Toutefois, il a émis un doute fugitif sur l'authenticité du recueil, et ce sentiment lui est venu des attaques contre Néron que renferme YOctauia ; il commence par les reprocher à Sénèque comme un acte de versatilité : No7i eqiiidem ignorahas tragoediam omne geniis scripti granit ate uincere, lit ait Naso ? Hanc tu quant mordaciter, quam tieuenose, quam acriter in ilhim scripseris notiim est,... nisi illa forsan opinio uera est quae tragoediarum non te illariim, sed tiii nominis alteriim unit auctorem ^. Nam et duos Senecas Cordubam hahuisse Hispani etiam testes sunt, et Octaiiiae (id enim tragoediae illi est ftowen) "' locus aliquis hanc siispicionem recipit ^ ; quant si sequimur^ quod

1. Par ex. : Fatii, IV, 2 ; De otio rel. I (Op. 326); ici même, t. I, p. 183.

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