‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 24 sur 353 · Par · texte numérisé non relu

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7. La collection est nombreuse : \Plitiiiini] Veronae . . . ingenti uiroruni illustrimn comitatum acie dimisi (Fam. XII, 3 ; cf. Sen. X, 2.) Aucun texte, je dois l'avouer, n'indique Pastrengo comme dépositaire.

effet, à regagner la France, mais avec l'intention de n'y plus séjourner et de revenir promptement se fixer en Italie. Il écrit à Boccace, de Vérone, le i^"^ juin 13 51 : « Je compte passer la fin de Tété dans ma paisible solitude au bord de la Sorgue claire et sonore, parmi les bois, les eaux et tous ces livres qui, soumis à un rustique gardien, m'ont attendu en silence près de quatre ans. Si je refaisais plus tôt la route pour retourner en Italie, je craindrais que la chaleur excessive n'accablât ce pauvre corps, habitué pourtant à la fatigue dès l'enfance et que je ménage seulement pour lui réserver des fatigues plus longues. Mais l'automne, je l'es père, me ramènera et avec moi mes livres, que j'ai décidé de réunir à ma bibliothèque italienne ' ».

Pétrarque est à peine rentré à Vaucluse que ses projets s'évanouissent. Il annonce à ses amis d'Italie qu'il croit utile de rester deux ans en France, afin de terminer les travaux qu'il y a commencés. En réalité, il a été repris par la chaîne des douces habitudes :« Laissez-moi revoira loisir ces petits jardins plantés de mes mains, ces bois si chers à mes études ; laissez-moi donner à mes livres la lumière qui leur a manqué si longtemps au fond de leurs armoires fermées à clé Çclausi arculis et clauibus); j'en ai aussi une bonne quantité et qui a son charme ^ ; je veux leur rendre mes regards et les rendre à mes regards , je veux, au moins, secouer les vers et la moisissure des plus vieux parchemins \ » Quelques volumes avaient soufi'ert, en effet, de ces fléaux du livre qui sévissent dans les logis abandonnés et qui étaient la terreur de Pétrarque '^. Beaucoup de ces

1. Libellas illos hibliothccae Italae qiios inferre dis posui (Fa m. XI, 6).

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