F. 9, 94, 96', 97, etc
de mots de sa main, soit que l'énormité du format lui ait rendu ce manuscrit difficile à manier, soit que ses marges vénérables lui aient inspiré trop de respect'. Les traits verticaux surmontés de trois points se montrent rarement dans la marge, presque imperceptibles le long des colonnes de large minuscule du xi^ siècle, coupés çà et là de magnifiques initiales. Les deux volumes, les plus gros que présente notre collection, ont 228 et 167 feuillets et mesurent 600 X 390 millimètres '. Ils sont aisés à reconnaître, comme le précédent, dans l'inventaire des ducs de Milan ' ; mais Pétrarque lui-même nous donne, sur une provenance antérieure, un renseignement consigné au recto blanc du premier feuillet : Hoc immensiim opiis donaiiit mihi uir egregius dominus lohamies Boccacii de Certaldo poeta nostri temporis, quod de Florentia Mediolamim ad me peruenit /JJJ, aprilis to ^. La reconnaissance de Pétrarque pour le don de son ami s'est affirmée dans une lettre rappelée plus haut et dont certains détails prennent une grande précision en présence du manuscrit : Opus immensTun... Libruin tanti corporis... Vetnstioris litterae maiestas... Omnis sohrius ornatiis \
1. La main de P. est avec certitude aux ff. 65, 66, 66', 68, 142', 143, 208 du premier vol. ; dans le second, aux ff. 8, i8' (où on Ift : Require de uocatioiie o. gentiiim 2°, renvoi qui se rapporte à l'ouvrage et au passage cités, p. 204).
2. Relié sous Louis-Philippe. La rognure et la dorure des tranches sont plus anciennes.