‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 272 sur 353 · Inventaire de Pavie, n · texte numérisé non relu

Inventaire de Pavie, n

4. Mabillon (De re dlplom., p. 368), puis L. Delisle ont fait connaître cette note dont les biographes de P. n'ont pas usé ; j'en ai donné un fac-similé (/. c, pi. IV), celui de Mabillon étant insuffisant. L'ex-libris détruit d'un Giovanni est à la fin du ms. ; j'ai vainement essayé de le déchiffrer entièrement et j'ai eu tort peut-être d'y chercher le nom de Boccace.

5. Fam. XVIII, 3. — Boccace n'a jamais eu pour un Père de l'Église les sentiments de P. pour saint Augustin. Il cite celui-ci quelquefois, ainsi que les principaux Pères, mais il les connaît beaucoup moins que son ami. En revanche,' il paraît avoir eu en -mains un nombre beaucoup plus grand d'auteurs du Moyen

Nous n'avons que peu d'ouvrages de saint Ambroise possédés par Pétrarque. Il est pourtant certain qu'il a beaucoup lu ses épîtres, par exemple, pendant son séjour à Milan '. Il a reçu vers le même temps, d'autres ouvrages de ce Père, que lui envoyait d'Avignon Francesco Bruni \ Il était assez familier avec ses œuvres, pour ne pas hésiter à reconnaître comme apocryphe le livre De morihus Brachmanorum : Licet, écrit-il, 7}on plene mihi redoleat Amhrosii stiliim, inter Ambrosii tamen lihros médius est ingenfi quodam et uenerahili et uetusto nolumine libroriim eius, quod in archiuo Amhrosianae Mediolanensis ecclesiae custoditur ; quantum sane haiid fortuitis suspicionibus auguror, non Ambrosii, sed Palladii liber est \ Le manuscrit provenant de Pétrarque qui contient des œuvres de saint Ambroise est le Parisinus ij)/' qui nous montre comment

Age. V. l'étude complète d'Attilio Hortis, dans ses Stiidj sulle opère latine del Boccaccio, Trieste, 1879, p. 475 sqq. ; cf. Oskar Hecker, Boccaccio-Funde, Brunsch-weig 1902, p. 5 et 38.

1. Elles sont citées assez souvent : Seii. XVI, 9; Vit. Soi. 11,6, i (Op. 275); Contra Gall. {Op. 1075) ; etc. J'aime mieux indiquer ici ce que P. a transcrit luimême sur les marges de son manuscrit de Quintilien ; c'est un long extrait de saint Ambroise, à propos de l'usage de la dictée, X, 3, 19 : Ambrosiiis epistola ^8^ : Non enim dictanius, inquit, otnnia et maxime noctibus, quihus nolunrus aliis graues esse et molesti, tum quia ea que dictantur impetu quodam proruunt et profluo cursu feriuitiir... Apostolus qiioque Paidiis sua inquit scribebat manu. Sic ipse ait : Mea manu scripsi nabis. Ille propter honorijicentiam, nos proptitr iierecundiam. Et cet. (Par. 7720, f. 91). Cette citation indique une des questions qui se sont posées devant P. pour sa correspondance, et qu'il n'a pas toujours résolues dans le sens de l'évêque de Milan : qu'on se rappelle, en effet, la souscription du Vat. j^^S. P. a mis ici en marge de Quintilien -.Nota dictator qui per alium scribis ; mais rien n'indique que ce fût en s'adressant à lui-même. L'extrait de S. Ambroise appelle une autre observation ; l'écriture est visiblement celle qui correspond au séjour de P. à Milan ; c'est une confirmation de l'époque où il a étudié les œuvres du saint.

2. Pro Ubro... beatissimi patris atque oJim bospitis mei Ambrosii gratias ago (Sen. VI, 3 ; Op. 808).

3. Vit. sol. II, 6, I (Op. 275). Cf. sur le même Palladius, II, 10, 8 (Op. 290), et Sen. II, 4. Les Bénédictins rejettent l'opuscule en appendice (Migne, Pairol.y t. XVII, c. 1133-46).

Pétrarque, pendant sa ferveur de Alilan, étudiait les Pères. Le volume a été exécuté pendant la seconde moitié de sa vie. Rien n'indique que ce soit le recueil que Francesco Bruni lui envoyait alors d'Avignon ', mais il le lisait vers le même temps. La transcription à pages pleines est claire et coupée d'alinéas, les initiales et rinceaux ont de l'élégance, le format est commode \ Le contenu est le suivant : F. i, San et 1 Amhrosii Mediolanensis episcopi de iioeaiione omnium gentium liber primus ineipit felieiter. F. ii'. Liber seeiindus. F. 2 3 , Ineipit eiusdem de uera humilitate ad saeram nirginem Demetriadem. F. 2^', Ambrosius Med. ep. eeeJesie VereeUensi. F. 37', Eiusdem de obitu Satyri fratris siii liber primus ine. F. 45, Liber seeiindns K De ces trois ouvrages, le second n'est qu'une des épîtres de saint Ambroise +, le premier est faussement attribué à cet auteur et les Bénédictins l'ont rejeté de leur édition \ Ce De no eatione omnium gentium a été pourtant étudié par Pétrarque avec un soin particulier; c'est la partie du volume la plus largement annotée et chargée de signes, et le feuillet de garde porte même une note autographe, écrite en deux fois, qui s'y rapporte : Tractât hic liber difficillimam questionem a multis et ab Augustino precipue integro uohimine agitatam, quod inscribitur De gratia et libero arbitrio. \ Ouarum, ni fallor, disputationum omnium hec summa est : Et gratiam

1. Pro lihro... heatissimi patris atque olim hospitis mei Amhrosii gratins ago (Seu. VI, 3 ; Op. p. 808). P. a pu le faire copiera Milan (v. plus haut, p. 191, a 4).

2. 58 ff. 285 X 205 mill. Reliure Louis XIV. Le ms. était à Pavie, sous le no 526.

3. Le second livre est connu aussi sous le titre De fide resiirrectionis. F, 49', le copiste avait laissé cinq lignes de blanc et la place d'une initiale ; P. y a écrit : Hic non débet esse principiiim libri, sed capituli. Le De obitu Satyri de saint Ambroise est cité souvent par P. qui y prend parfois de longs extraits (par ex. Faut. IV, 10 ; XIII, I ; Sen. I, 5 ; III, i).

4. Ep. LXIII (5. Amhrosii Op., Paris, 1690, t. II, col. 1022).

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