‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 316 sur 353 · J'ignore quelle tradition a fourni ce titre · texte numérisé non relu

J'ignore quelle tradition a fourni ce titre

9. Sans doute la traduction de VOeconomicus de Xénophon, dont le titre semble confondu avec celui du discours Pro domo sua ad pontifices.

EXCURSUS VI

Deux de nos volumes ont reçu des confidences particulièrement intimes. Celles du Virgile de Milan sont connues et mêmes fameuses. Je n'aurais pas songé à les donner ici, si je ne m'étais aperçu que ma lecture, sur plusieurs points, était plus complète ou autre que celle du premier éditeur, Baldelli, qui a été jusqu'à présent reproduite. Comme ces documents, dont l'encre pâlit tous les jours, sont exposés à disparaître assez vite et sont déjà, par endroits, à peine lisibles, il a semblé utile de les joindre au dépouillement des scholies. Ce n'est qu'un mémento de la mort de personnes chères, écrit à diverses reprises, et qui va de 1348 à 1372. On y trouve, parmi les noms de plusieurs amis qui ont tenu dans la vie du poète une certaine place, celui de son fils Giovanni, qui lui causa tant de soucis et qui valait beaucoup mieux sans doute que le père ne l'a laissé croire à la postérité ' ; dans la note très douloureuse qui lui est consacrée, on remarquera l'absence du mot filius. Les dernières lignes jetées coup sur coup, à mesure qu'arrivent les tristes nouvelles, sont d'un caractère vraiment émouvant.

Die Sabati post solis occasum 23° Maii, anno Domini 1349, uulnerauit aures measinfelix nuntius mortis domini Paganini de Mediolano ^ singularis et optimi amici mei.

1. Nelli, comme on le voit dans ses lettres publiées par Cochin, portait sur Giovanni un jugement tout autre que celui que la sévérité paternelle a inspiré plus ou moins à tous les biographes. La cause des malentendus entre le père et le fils est révélée par ce joli mot adressé à P. : De lohanne nostro quid tihi dicam non iiideo, nisi quod non iielis oro ipsnm ah ipsa piieritia natum seneni (éd. Cochin, p. 250).

2. Ce mot, lu par Baldelli Merepiano, est aujourd'hui bien effacé. Paganino est un des correspondants de Pétrarque omis dans l'éd. Fracassetti et indiqués dans le Par. 8568, où Fani. III, 16 et 17 (f. 33) sont adressées: ad Paganinuui Mediola-

284 EXCURSUS vr

Die Martis proximo 26° mensis, inter nonam et uesperas rediit Gebellinus de... nuntius itidem infelicis, indigne et crudelissime mortis Maynardi mei ^

Anno proximo scilicet 1350, in uigilia Natalis ad uesperam, rumorem

infelicissimum Petrus de Pratis 2 ... Roma rediens... lacobi de

Carraria domini Padue, domini amici et bencfactoris mei singularis, cuius numquam sine suspiriis recordabor '.

Dominus lacobinus Bossius, uir probus et sapiens et mihi carissimus, obiit 1357 Nouembris 25, quod mihi redeunti a missa Katharine uirginis ab ecclesia [sancti A]mbr[osiiJ non sine graui uulnere mentis innotuit.

Dominus Bernardinus de Anorossolis de Placentia, miles eo^reo^ius et unus de raris et singularibus amicis meis, obiit 1359... ^.

lohannes noster, homo natus ad laborem, ad dolorem meum, et uiuens grauibus atque perpetuis me curis exercuit, at acri dolore moriens uulneraait, qui, cum paucos letos dies uixisset in uita sua 5, obiit anno Domini 1361, etatis sue xxv 6, die lulii x seu ix medio noctis, inter diem Veneris et Sabbati. Rumor ad me Paduam xiiij» mensis ad uesperam "'. Obiit autem Mediolani in illo publico excidio pestis insolito, queue urbem illam hactenus immunem talibus malis nunc tandem reperit atque inuasit 8.

Rumor autem primum ambiguus, 8° Augusti eodem anno, per famulum meum Mediolano redeuntem, mox certus per fratem domini

nensem. Il est mentionné dans Fam. VII, 13. Sa mort et celle de Mainardo sont racontées à l'ami Socrate dans Fam. VIII, 7 (Parme, juin).

1 . Sur l'assassinat de Mainardo d'Accursio (l'Olympius de la correspondance), cf. Fam. VIII, 7, et Var. 53.

2. Le nom se devine plus qu'il ne se lit, suivi peut-être d'antedictus.

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