‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 44 sur 353 · Par. 7880, I. Cf. p · texte numérisé non relu

Par. 7880, I. Cf. p

7. On connaît le passage de Salutati : Hic autem fuit qnondam faniiliaris atque discipulus celebris metnorie Francisa Petrarce, apud quem cum fertne triiustri tempore manserit, sic eius doctrinam imhihit, sic est eius uestigia secutus... (Les souvenirs de Salutati peuvent fort bien errer, non sur le fait, mais sur la durée du temps . Cf. Epistolario di Coluccio Salutati, éd. Novati, t. III, p. 537, et notre p. 118.)

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l'eut auprès de lui pendant de longues années, l'éleva et le traita comme un fils. Il était admirablement doué et capable de rendre de grands services. Employé aux plus délicates fonctions d'un secrétaire, il reçut le soin de mettre en ordre les papiers du poète et de classer les lettres que celuici voulait conserver; l'œuvre était difficile et quatre amis de son maître qui l'avaient essayée avaient dû y renoncer; il en vint à bout seul et aida à constituer le recueil des Fami- Jiares, qu'il transcrivit ensuite \ Il exécuta un travail moins compliqué, mais d'un caractère non moins intime, en commençant la copie définitive du Can^oniere, que l'auteur acheva lui-même -. La transcription de la traduction d'Homère, composée à Florence par Pilate, fut abandonnée par lui à mi-chemin '. A ce moment, le Ravennate, las de la vie qu'il menait chez Pétrarque et de son honorable esclavage auprès d'un vieillard exigeant, réclama sa liberté et partit brusquement. Il y eut entre le maître et lui une scène pénible, racontée tout au long par le premier dans une lettre à Donato degli Albanzani; ce qu'on y démêle de plus clair, c'est que le métier de copiste avait fini par dégoûter le jeune secrétaire : « Je ne veux plus transcrire », répétait-il ^. Evidemment, bien que Pétrarque s'en défende, il avait abusé de sa plume et de son zèle. Il en fut puni et ne se consola pas d'avoir perdu un compagnon aussi intelligent qui était en même temps un collaborateur précieux.

Pétrarque avait alors quitté les états de Visconti. De 1362 à 1368, sa résidence principale fut Venise; il y attira même son gendre et sa fille. Au moment de son installa-

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