‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 7 sur 353 · DE LA PREMIÈRH ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRH ÉDITION

La bibliographie pétrarquesque est immense. Xon seulement Pétrarque est, de tous les classiques italiens, celui qui a été le plus fréquemment réimprimé (il y a 400 éditions du Canioniere), mais encore les ouvrages qui touchent de près ou de loin à sa biographie et à ses oeuvres pourraient former une vaste bibliothèque. Toutefois, l'érudit qui aborde cette étude à un point de vue de recherche scientifique peut négliger presque entièrement les travaux antérieurs aux publications de Fracassetti, qui ont provoqué un renouvellement dans les études pétrarquesques et ontjoué à ce point de vue, en notre siècle, le rôle des célèbres Mémoires de l'abbé de Sade au siècle dernier. Malgré de très graves défauts, que connaissent tous les travailleurs, les éditions, traductions et notes de Fracassetti ont eu le mérite de donner naissance à une série de travaux d'ensemble sur Pétrarque, qui ont fait connaître à un large public l'homme, le poète et l'humaniste, et ont presque tous apporté du nouveau à l'histoire littéraire. Les principaux sont ceux de Mézières (Paris, 1868), De Sanctis (Naples, 1869), L. Geiger (Leipzig, 1874), G. Koerting (Leipzig, 1878), Fuzet (Lille, 1883), Bartoli (Florence, 1884) ; le plus complet et souvent le plus sûr est celui de Koerting, qui demande cependant, à l'heure actuelle, à être remplacé.

Beaucoup d'ouvrages généraux sur la Renaissance et sur la littérature italienne ont fait à Pétrarque une place importante : je ne citerai ici que les ouvrages classiques de deux morts, celui de Voigt (Berlin, 1880) et celui de Gaspary (Leipzig, 1885), auxquels je voudrais ajouter des pages plus courtes de Gebhart (Paris, 1879), de Symonds (Londres, 1881), et de quelques autres écrivains qui ont compris avec eux et justement apprécié le rôle de Pétrarque. Outre ces ouvrages, notables surtout par les vues générales, on a vu se multiplier en ces derniers temps des mémoires consacrés à éclairer certaines parties de la vie de Pétrarque et de ses amis, à commenter les points obscurs des œuvres italiennes, à mettre en lumière de nouvelles œuvres latines ou des manuscrits intéressants. Tels sont, pour n'indiquer que des travaux italiens, les recueils collectifs de Padoue et de Venise, publiés à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Pétrarque, les livres de Hortis, qui, en s'occupant des œuvres latines de Boccace, a touché sans cesse à celles de son contemporain, les belles études de Zumbini,Carducci, D'Ovidio, Zardo, Kirner, et d'autres que j'aurai occasion de citer au cours de mes recherches.

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