‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 78 sur 353 · Aen. XII · texte numérisé non relu

Aen. XII

2. Juvénal est souvent cité pour des remarques de métrique; pour une citation de Properce dans une question de prosodie, v. plus loin, p. 171. — P. cite ainsi dans notre ms. (sur Aen. III, 211), un commentaire sur Priscien : Attende positiuam (de position) con-eptioneni sillahe natnraliter prodncte. In quo i-equire connnentatoreni Prisciani in-io, in tractatu de cesuris et déliquescent iis, in quo ultimo aUcgatur hic uersus (Sabbadini, i^t'/frf/c. del R. I stit. Joinb., 1906, p. 386).

3. Peut-être doit-on voir une allusion aux Rin/es dans la façon dont P. reporte en marge les mots de Servius sur levers saturnien (i}i Georg. II, 385) : Ad rithnmm soluvi uidgares componere solitosÇï. 31').

4. Il s'agit du brouillard qui s'étend devant les yeux des mortels et que la volonté divine dissipe.

mentionne l'entrée des Enfers, in Aen. III, 386, et Pétrarque rappelle un souvenir de ses excursions napolitaines : Spelunca bec in latere montis est, qui nomine Barharus diciiur, iihi ego ipse ante paiicos annosfui, cuiiis in epistoîis meis memini^ Jatiiis describens locum \

On devrait s'attendre à trouver dans le manuscrit quelque mention des œuvres dont les philologues forment aujourd'hui YAppendix Vergiliana. Pétrarque possédait, en effet, le poème du Cidex\ et connaissait, dans l'état où il se présentait alors, le recueil des Liidi iuiieniles, dont parle sa lettre à Homère : Nain si ad eos qiios iuueniles liidos uocant, primas scilicet adolescentiae suae (de Virgile) libeUos, ocuhim deflectis, scripium ibi tuum nomen imieniesK Si l'on exclut les Priapea, qui furent adjoints seulement par Boccace au recueil Virgilien ^ et où Homère est nommé deux fois, les Ludi font mention d'Homère deux fois, dans Ciris, 65, et dans l'épigramme de souscription des Catalepton \ Aucun de ces divers opuscules, qui étaient d'ailleurs d'une remarquable nouveauté à l'époque de Pétrarque, ne se trouve rappelé par lui sur les marges de son manuscrit de l'Ambrosienne.

Il y a étudié avec un soin égal les trois œuvres de Virgile; toutefois, à partir du livre VII àtYEnéide(ï. 148'), son annotation devient moins abondante; on sent qu'il est revenu

1. La lettre est Fam. V, 4. On trouvera plus loin, à propos de Tite-Live, un fragment inédit de P. attestant une visite à l'emplacement traditionnel du Literniim de Scipion, qui date dé son dernier voyage à Naples en i 343.

2. Sabbadini, Le scoperte dei codlci latini e greci, p. 24. Jean de Hesdin, l'ancien Gallus anonynms des éditions, au cours de son invective contre P., transcrit deux passages de Virgilius in lihro de Culice (Op. 1063).

3. Fam. XXIV, 12. P. mentionne le célèbre « Sic nos non nohis » ? Nosti tetratiscon illnd Maroneum Sic nos non nohis nidificatis ânes ; nota sunt reliqna (Ffl;y/. XXIII, 13). Un distique du Rosetum est cité comme de Virgile dans T'aïu. I, 2.

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