Fam., XX
2. Fam., XIX, 16. Il préferait travailler la nuit, pour n'être pas incommodé par les bruits de la journée. A Padoue, il en voulait aux carrosses diaboliques qu'il aurait désiré qu'Erichtonius n'inventât jamais.
son moins simple que celui qu'il préférait par goût. Il est certain aussi que les copistes qu'il entretenait en assez grand nombre pendant sa vieillesse ne se seraient pas contentés des poissons, des figues et des noix, qui si longtemps firent ses délices à Vaucluse. C'est avec raison qu'il pouvait dire : « Mes revenus se sont accrus, et je ne suis pas plus riche qu'avant. Je possède ce qui suffit à un chanoine pour vivre à Taise, mais j'ai plus de personnes à ma charge que n'en compte ensemble tout le chapitre dont je fais partie... J'ai des domestiques dont je voudrais pouvoir ou savoir me passer ; j'ai des chevaux, jamais moins de deux; j'ai cinq ou six copistes. J'aimerais souvent n'avoir à ma table qu'un seul prélat, tandis qu'au contraire, ma maison est envahie par une foule de commensaux avides de mets et de bavardages '. » Beaucoup, sans doute, s'empressaient par désir de s'entretenir avec un grand homme qui malgré son goût pour la solitude et le silence savait être avec ses amis causeur incomparable 3. Avec tout cela il aimait
i. F&m., XV, 3.