I. F. un , XXI
PÉTRARQUE DANS l'ïNTIMITÉ 183
dans ma bibliothèque '. » A la campagne il suivit toujours ce genre de vie, aussi bien dans sa vieillesse à Arqua que dans sa jeunesse à Vaucluse. « Je quitte mon lit à minuit, ma maison à l'aube, et dans les champs, comme chez moi, je médite, je lis et j'écris 2. »
Dans sa retraite de Sorgue il aimait à vivre de la vie rustique, il quittait les vêtements ajustés, les chaussures élégantes qui le faisaient montrer au doigt par les jeunes gens du pays, et revêtait de grossiers habits qui lui donnaient l'aspect d'un laboureur ou d'un berger. Il péchait lui-même dans la rivière le poisson qui était son aliment préféré; il faisait ses délices des fruits de son verger. Son genre de vie à Arqua était moins modeste parce que son grand âge exigeait plus de raffinement et que ses ressources le lui permettaient. D'ailleurs l'habitude de vivre au milieu des cours devait avoir changé les coutumes domestiques du poète. Les visites fréquentes des hauts personnages imposaient à son amour-propre très développé un train de mai-