Varie
2. Cf. A. Malmignati. Pelrnrcn n Venezia, Padova cd Arqua, 1874, pages 23-26.
PÉTRARQUE DANS i/lNTIMITE 215
preuve, ne démontre nullement que le bénéfice de Vérone, après la mort du fils, fut donné au père.
Pour avoir plusieurs fois exprimé à ses protecteurs son désir d'obtenir une faveur de la cour papale, Pétrarque fut accusé de cupidité par ses contemporains aussi bien que par la postérité. Croyons plutôt, que conscient de sa renommée et de son mérite, il pensait que la Cour lui devait réellement une récompense qui l'aurait grandi dans l'opinion, et aurait accru son bienêtre. Si quelquefois, par désir de grandeur, on le voit en quête de charges et de faveurs, on ne peut traiter de cupide un homme qui se dépouille de trois canonicats au profit de ses amis, qui leur offre l'hospitalité de sa maison et de sa table, qui refuse avec persistance des postes élevés et lucratifs, uniquement pour ne pas aliéner sa liberté matérielle et morale, qui aime à combler ses amis de présents et n'aime pas à en recevoir l, qui veut ériger à Arqua une chapelle à la Vierge « disposé s'il est nécessaire pour son achèvement à engager et à vendre ses livres ' », qui invite le seigneur de