Senili, XVII
la ville l. » D'après cela il semble résulter que les chanoines devaient avoir une sorte de jeton de présence 2. De toute façon, si Pétrarque ne posséda pas la richesse, on peut dire qu'il vécut largement et pouvait soutenir les dépenses de ses longs et continuels voyages, faire élever son fils par de bons maîtres, se procurer de tous côtés des livres nombreux et précieux en un temps où ils coûtaient cher, entretenir une multitude de familiers, de domestiques et de copistes, exercer une très large hospitalité, faire des legs qui laissent supposer un patrimoine héréditaire, sinon considérable, certainement audessus de la médiocrité. Du reste il est évident que les services qu'il rendit aux personnages puissants lui furent rémunérés, c'est ce qui ressort d'une lettre qu'il écrivait en 1358 à Guido Sette, où l'on voit que son séjour auprès des Visconti n'était pas sans profit. Il n'y a pas à tenir compte de ce qu'ont imaginé quelques biographes et critiques sur d'autres prébendes obtenues par Pétrarque et la trente-cinquième lettre des Varie citée par eux comme une