Tout ce qui g^ sous les ruines
Attend de toi une restauration.
2; Senili, XIV, 1.
des vallées sauvages pour fuir les voies du monde ou sur les hautes cimes pour être plus près de celles qui mènent à Dieu. Pétrarque, le premier, ouvrit à l'esprit humain une source admirable d'impressions et d'inspirations, en faisant sentir la beauté d'un paysage, et la poésie des spectacles de la nature. Admirateur de la campagne il ne cessa d'en vanter le charme, et considérait comme une expiation de ses véchés d'en être éloigné \
Nous avons vu son amour pour les plantes, mais en général il aimait tout ce que la grande nature pouvait olFrir à son regard, un petit coin de mer, le miroir d'un lac, la ligne argentée d'un fleuve, la verdure des prairies, le sombre spectacle des bois ou des rochers de l'Apennin et des Alpes, tout était un aliment pour sa passion. Ce qui par-dessus tout remuait son àme, c'étaient les immenses panoramas qui se déroulaient à sa vue du sommet des montagnes. Par une fantaisie, nouvelle en ce temps/pour ressentir cette impression il gravit la cime du Ventoux et ne manque pas de nous faire partager son émotion au passage du