l'am., V
Avignon, 1326-1337 35
de longs voyages. En écartant, avec M. de Nolhac l, ceux de Belgique et de Suisse que la plupart des biographes anciens ou modernes font remonter en 1329, nous voyons en 1333 un premier voyage en France, en Belgique, dans les provinces rhénanes et en Suisse.
Poussé par le désir de voir et de savoir (tel est le motif par lequel il explique lui-même ce premier voyage), Pétrarque exerça dans les pays visités, un fin et intelligent esprit d'observation. A Paris, loué par lui comme « Nutrix studiorum 2 » mais qu'il critique aussi « pour ses discussions théologiques et ses bruyantes petites rues 3 », il veut attentivement observer toute chose pour juger « si les merveilles dont il avait entendu parler étaient vraies ou fausses. » Il visita les bibliothèques et la célèbre université, y noua des amitiés nobles et durables ; peut-être y connut-il le Père Dionigi da San Sepolcro, lecteur de théologie, qui lui fit don des Confessions de saint Augustin, livre qui lui resta toujours précieux. De là 1 se rendit à Gand, visitant « la Flandre et le
1. Pétrarque et V Humanisme, édit. de 1892, pages 37 et 249 .