Fam., II
2. Fracassetti. Note à la 8e lettre du livre XX, des lettres familières.
vingt ans l. On voit combien les services et la fidélité de Pétrarque étaient appréciés des Colonna par une lettre qu'il écrivit en 1343 au cardinal, lui rappelant un trait curieux qui témoignait de la déférence et delà bienveillance dont il était honoré. « Te souviens-tu »,lui disaitil, « du jour où plusieurs de tes familiers étaient en désaccord et sur le point de prendre les armes ? Dans ta légitime indignation tu constituas un tribunal, tu rassemblas le personnel de ta maison et tu enjoignis à tous de dire la vérité. Agapito, évoque de Luni, ton frère, jura lui aussi. Lorsqu'à mon tour j'étendis la main pour proférer le serment, toi, tout bouillant de colère encore, tu retiras l'Evangile et tu fis entendre à tous, que ma seule parole te suffisait. » Cette bienveillance, affirme Pétrarque, lui fut accordée bien d'autres fois comme s'il voulait donner à entendre que le cardinal n'avait pas eu lieu de regretter ses premiers témoignages d'affection *.
Son service auprès du cardinal Colonna laissait à Pétrarque assez de liberté pour lui permettre
1. Cf. Bncol., XIII, et Hortis. Scrilli inedili di Fr. Pet, Podoue 1874, page "2:)5.