Fam., VII, 7 (appendice
vaucluse, 13374353 73
politique papale une efficacité plus grande que l'éloquence poétique de Pétrarque, et les alternatives de faveur ou de disgrâce par lesquelles passa le tribun à la cour montrent que même à l'aurore de sa grandeur, son œuvre et ses discours étaient frappés de suspicion et inspiraient la défiance, d'autant plus qu'il ne ménageait pas les Golonna plus puissants que jamais à la cour à cause de la présence du cardinal Jean.
Comment fit Pétrarque pour se tirer d'embarras, partagé entre son amitié dévouée aux Colonna, et son admiration passionnée pour Rienzi ? on ne le sait pas exactement, mais on a de sérieuses raisons de croire que l'ardeur avec laquelle il embrassait les idées de son ami, ses longs entretiens dans les promenades et jusque sur le seuil des églises i ne devaient pas être vus de bon œil par le cardinal, ni par la cour en général. Aussi, quelque arbitraire qu'il paraisse au premier abord, il y a lieu de penser que cette situation ne fut pas étrangère à l'ambassade qui lui fut confiée pendant l'automne de 1343: un long voyage, une charge