Epist. poét., III
milan 1353-1301 109
tint amicalement le poète pendant que se négociait la paix entre ces princes. Vers Noël, le poète était de retour à Milan, et comme l'Empereur vint y recevoir à Saint- Ambroise la couronne de fer, il fit partie de sa suite et raccompagna jusqu'à Plaisance, vers la mi-janvier 1355, malgré le froid rigoureux et anormal de cet hiver ». Commencée de façon assez remarquable pour le poète, cette année s'acheva sans autre événement. Il rappela son fils, qui âgé de moins de vingt ans, avait déjà obtenu et perdu un canonicat, et, pour lui faire terminer son éducation, il invita chez lui Moggio da Parma, précepteur des fils d'Azzo da Gorreggio qui n'avait pas voulu abandonner ces princes dans la mauvaise fortune 2.
Cependant l'humidité du climat commença à faire sentir ses effets sur la santé de Pétrarque. En septembre il est pris de fièvres tierces dont il souffrit depuis ce moment assez fréquemment en automne. Au printemps de 1350, il prépare son départ pour l'Allemagne, où les Visconti le chargent, ainsi que Sacromoro de Pommiers, de détourner l'Empereur delà ligue