Senili, XI, S
'!. F;,m.. XXIII, 19.
auprès du poète, mais le quitta définitivement l'année suivante.
Les circonstances que nous venons de rapporter, et la privation d'un jardin et de la campagne décidèrent Pétrarque, dont les impressions étaient toujours promptes et les désirs changeants, à quitter Venise. Il laissa une partie de ses livres à la garde de Donato Albanzini, et revint en 13G8 s'établir à Padoue où François de Carrare qui avait quelque teinture des belleslettres continuait à l'inviter avec instances ; il avait d'ailleurs à Padoue son canonicat, puis la proximité des collines qui permettait d'espérer un effet salutaire sur sa santé affaiblie. Bientôt après, Galéas Visconti le pressa pour qu'il se rendit à Pavie et pût être présent à la conclusion de la paix qu'il négociait avec le cardinal Androino représentant du Pape. Un peu à regret, « pour ne pas paraître ingrat », Pétrarque partit le 25 mai et « eût été bientôt de retour s'il n'avait été blessé à la jambe » et s'il n'avait mis « un mois à trouver à grand'peine une barque » qui le transportât par le Pô cette voie étant la moins dangereuse en ces temps de guerre l. Le soir du 19 juillet, par une pluie torrentielle, il