‹ PétrarqueChapitre 8 sur 178 · Ai poster i et Fam., XX, i · texte numérisé non relu

Ai poster i et Fam., XX, i

Pétrarque à Bologne s'occupait donc beaucoup plus de lettres que de droit; obéissant aux impulsions de son âge, il cherchait à rendre sa vie agréable sans négliger de satisfaire son goût toujours vif de voir et d'apprendre. Mais bientôt devait se terminer son existence agitée. Son père étant venu à mourir, il quitta la ville, abandonnant définitivement l'étude du droit quïl avait en aversion.

Squarciafico, dans une biographie fantaisiste, dit que Pétrarque reçut de Thomas de Caloria l'argent nécessaire pour revenir à Avignon ; ce n'est qu'une conjecture de ce biographe un peu léger, que ne confirme aucune lettre de Pétrarque ni aucun autre document. Mais effectivement le jeune poète dut se trouver en présence d'une situation de famille peu brillante, car il prétend que ce qu'il préleva de mieux sur l'héritage paternel entamé par des curateurs peu scrupuleux, fut le manuscrit de Gicéron qui lui avait servi de guide dans l'étude de la langue latine.

On croit que la mère de Francesco survécut peu à son mari ; tout fait même supposer qu'elle mourut après et non avant lui : dans le panégyrique que fit le poète pour sa mère

la jeunesse, 1304-1326 25

défunte il déplore d'avoir été abandonné par elle ainsi que son frère au carrefour de Pythagore, fessos et rerum sub turbine, ce qui ne semblerait pas très justifié si le père eût été encore en vie, et si les deux fils avaient déjà franchi les limites de la jeunesse. Toutefois c'est l'un des points les plus discutés de la chronologie de Pétrarque, et ce n'est pas seulement de chronologie qu'il s'agit, puisque l'on discute aussi pour savoir si sa mère s'appelait Eietta ou Xiccolosa ( « élue de Dieu autant de nom que de fait », écrit Pétrarque dans le panégyrique rappelé ci-dessus) ou si elle était de la famille des Ganigiani plutôt que des Sigali \

J. Fracassetti, Let. fam. del Pet., l«r volume, pages 217 et suivantes. Corazzini. La madré del Pet. Arch. stor. ital., Ve série, t. IX, page 297.

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