Cancstrini. Le ossa de i'r. Pet. Padoue
en 1844. Enfin en décembre 1873, la paix de cette tombe fut de nouveau troublée pour les études anthropologiques que le professeur Jean Canestrini fut autorisé à faire sur le squelette du poète. De ces études, il résulta qu'il avait une stature très supérieure à la moyenne, c'està-dire entre 1 mètre 83 et 1 mètre 84 centimètres ; que sa jambe droite était plus courte que l'autre d'un centimètre, qu'il avait la tête forte, le front peu haut et fuyant, la face large et courte, le nez proéminent, le teint entre le blanc et le brun, les cheveux peut-être roux, les traits délicats et un peu efféminés, les muscles forts, indice de grande agilité attestée d'ailleurs par le poète dans sa lettre ai posteri. « Dans ma jeunesse j'étais non pas très robuste mais très souple et très adroit, pas beau mais de figure agréable, de joli teint entre le blanc et le brun, j'avais les yeux vifs et la vue perçante, mais à soixante ans, elle commença à me faire défaut, et je fus obligé, bien à regret, de faire usage de lunettes. De bonne santé, toute ma vie, la vieillesse m'accable maintenant de ses infirmités ordinaires. »
La capacité de son crâne était considérable (1602 centim. cubes) et le poids très fort du
cerveau (10G6 grammes), dépassait de 100 grammes, le poids qu'on attribue sans en être très sûr au cerveau de Dante. La conformation particulière du crâne de Pétrarque a fourni aux anthropologistes un argument scientifique pour établir qu'il y avait en lui une grande force affective, et en même temps qu'une grande intelligence une prédominance des sentiments et des instincts. Or, c'est en somme un trait que le poète lui-même a reconnu, et que les particularités de sa vie ont confirmé.