Je cherche mon étoile et j'espère la voir aujourd'hui
2. Deux roses fraîches cueillies au paradis Avec des mois et un sourire si doux
Qu'il aurait charmé l'homme le plus sauvage.
Non vede un simil par d'amanti il sole l
Tout peut être vrai, mais il est pour le moins étonnant qu'à peu près au moment où Jacques Colonna continuait à croire que l'amour de Pétrarque pour Laure n'avait d'autre objet que la Laurea poetica il se promenât « le matin du premier mai » avec la noble dame de Sade, et qu'il pût recevoir avec elle un pareil compliment, sorte de consécration de leur amour qui devenait ainsi « le secret de polichinelle » s'ils étaient en compagnie d'autres personnes. Et s'ils n'étaient pas seuls comment accorder cette circonstance avec d'autres toutes différentes ? Il suffit d'indiquer la réserve de Laure qu'il ne cessa de déplorer, car, à en croire le poète amoureux, elle ne voulait même plus lui laisser voir ses yeux 2 quand elle se fut aperçue de sa passion. Si l'on prend à la lettre toutes les données du Ganzoniere il n'est plus possible de s'y reconnaître.
Ce sonnet fameux n'est pas plus explicable :
1, Jamais le soleil ne vit pareil couple d'amants. Sonnet Duc rose fresche e coite in paradiso.