‹ PétrarqueChapitre 96 sur 178 · Fa m. A Socrule · texte numérisé non relu

Fa m. A Socrule

testée ; ce n'est donc que sur les indications fugitives des lettres familières, des Varie et des Senili que nous allons tirer indirectement les renseignements nécessaires à ce chapitre.

L'habitude de vivre dans les cours au milieu des grands, la réputation qui le rendit de bonne heure l'objet d'une admiration et d'une curiosité souvent indiscrète et importune, l'avidité avec laquelle étaient recherchés les fragments même les plus insignifiants de sa prose, ses lettres que l'on regardait comme de véritables œuvres d'art l, tout cela explique ce je ne sais quoi de solennel et de précieux qui donne à l'ensemble de sa correspondance une espèce de vernis brillant, et une uniformité de ton et d'allure malgré le long espace de temps et la grande variété des personnages. A ces causes il faut ajouter l'idée purement littéraire qui poussait le père de l'humanisme à imiter Gicéron, maître et modèle du style épis tolaire. En remaniant, en polissant ses lettres, Pétrarque eut surtout en vue de faire parade d'érudition et de beau style, et de se présenter à ses contemporains et à la postérité sous un aspect digne et inté-

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