Senili, XII
2. Vnomo di çjenio. Turin, 1894 et Genio e degenerazione, Palermo, 1899.
PÉTRARQUE DANS l'iNTIMITÉ 187
évanouissement devant le Sénat Vénitien en 1373. Ces motifs permettent-ils d'affirmer que Pétrarque était de tempérament épileptique?Pour moi, profane, j'en laisse l'arrêt aux maîtres de la scienee médicale.
Mangeant peu, dormant peu, le poète avait tout le temps et toute la liberté d'esprit nécessaire aux méditations et aux études qui occupaient ses journées. « Ne rien faire était pour lui le pire des maux, cela lui était non seulement difficile mais absolument impossible à supporter. » Habitué à n'avoir jamais l'esprit inoccupé, il continuait à lire ou à dicter même pendant les moindres occupations de chaque jour. « En me coiffant ou en me rasant j'ai l'habitude de lire, ou d'écrire ou d'entendre lire ou de dicter ; je fais de même à table, ou à cheval, aussi m'arrive-t-il souvent de terminer en même temps un voyage et une poésie... Jamais on ne prépare la table où je prends mon repas sans y apporter tout ce qui est nécessaire pour écrire \ » Cette continuité d'application, s'était tellement identifiée à sa nature qu'elle ne cessa ni ne s'interrompit jamais malgré ses nombreux chan-