Cf. P. de Nolliac, op. cit-^ page
PÉTRARQUE DANS l'iNTIMITÉ 211
Cet ensemble de goûts de grand seigneur, et de préférences délicates, joint à son instabilité, à son désir presque fébrile des voyages, dut être pour le poète une cause continuelle de dépenses et d'embarras économiques. Bien longtemps son intendant INIonet, aussi prévoyant qu'il était raisonneur, le poursuivit avec le compte de ses dépenses, en lui reprochant son perpétuel vagabondage. « En te promenant continuellement comme tu le fais, tes poches seront toujours vides '. » Etîectivement, avant d'avoir obtenu les canonicats de Parme et de Padoue, Pétrarque eut souvent l'occasion de gémir sur sa pauvreté qui l'empêchait de venir en aide à un ami -. Nous ne savons à combien s'éleva son héritage paternel et maternel, ce qu'il y a de certain, c'est qu'en 1351 il écrivait à Olimpio « qu'il lui restait peu de chose du patrimoine familial, et que ce peu demandait de la surveillance ^ » Patrimoine qui, avec le temps, « au lieu de s'accroître ne lit que diminuer *. » Tout l'héritage était" employé sans doute dans le petit domaine de la Sorgue,