‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 163 sur 188 · Fam., VIII, 7; XV · texte numérisé non relu

Fam., VIII, 7; XV

absolument. Ses premiers scrupules assoupis, l'ardeur du mysticisme tombée, il redevenait ce qu'il était auparavant, partagé entre les rappels de sa conscience, et les séductions de la vie. Il se fit dans la suite, théoriquement, une philosophie fondée sur le culte de la vertu et la recherche du bien, y mêlant quelques-uns des principes austères qui lui avaient tant plu dans la doctrine morale de Sénèque. Mais en fait il ne réussit pas à mettre en pratique les sévères maximes qu'il professait avec tant d'austérité, parce que l'habitude de vivre dans les grandeurs et aux côtés des princes l'obligeait à la flatterie et donnait à ses manières, à ses actions, à ses écrits, un air de politesse cérémonieuse et servile, appropriée à la vie heureused'un jouisseur plutôt qu'à la vie sévère d'un philosophe.

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