‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 45 sur 188 · Epist. péot., l · texte numérisé non relu

Epist. péot., l

pour y voir son frère qui s'était fait religieux ^ en 1342. Par l'intermédiaire d'amis influents, il s'employa à tirer d'embarras amoureux un jeune voisin du village de Tlior. Enfin, il fit de fréquentes visites à Avignon et obtint de la bienveillance du Pape, la légitimation de son fils Jean ".

Pendant ce temps, se répandaient les premiers ])ruitsde la révolution romaine de 1347. Cola di Rienzi avait su s'emparer du pouvoir en faisant briller aux esprits éblouis par son ascendant et par son éloquence les mirages de l'antique splendeur de Rome. Pétrarque, qui était sur tant de points en communion d'idées avec le tribun, et qui avait écouté, admiré ses discours et ses propos enflammés, devait attendre avec anxiété ces nouvelles et se réjouir des événements ; aussi dans une lettre célèbre de félicitations et d'encouragements à Rienzi, il exprimait des sentiments qui devaient être bien différents de ceux de la cour pontificale en général et du

1. lien revint saisi d'une nouvelle ferveur mj'stiquc et composa le traité latin — De la paix des religieux — le dédia aux chartreux avec des paroles que l'on peut ainsi traduire : «< Je reviens du Paradis où j'ai vu des anges de Dieu sur la terre... Je suis heureux maintenant que j'ai obtenu ce que je désirais... Votre compagnie me i^emplit d'une volupté sacrée. »

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