‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 5 sur 188 · Fani., XX · texte numérisé non relu

Fani., XX

Vers 1319 il fut envoyé à Montpellier où l'école de droit était en grande faveur. Les traditions de sa famille aussi bien que les conditions de temps et de lieux, engageaient Petracco à diriger son fils vers l'étude du droit, de laquelle il espérait pour lui renommée et fortune. Malgré les soins qu'il apportait aux devoirs de sa profession et aux affaires de sa famille, et malgré l'esprit pratique que laisse supposer le peu que nous sachions de lui, Petracco n'était pas un médiocre amateur des lettres ; on sait qu'au retour d'un voyage qu'il fit à Paris, il apporta à son fils un beau manuscrit d'Isidore que Pétrarque garda précieusement toute sa vie avec un respect tout particulier en souvenir de son père ; Petracco fut aussi un fervent admirateur de^Cicéron dont la lecture faisait ses « délices » ainsi que l'écrit son fils, auquel il avait su en inspirer le goût par son exemple et ses conseils. Pétrarque en effet était déjà adonné tout entier à l'étude de l'orateur romain quand ses camarades de même âgé n'avaient encore entre les mains que l'epitome de Prosper et les fables d'Esope '. Avec

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